Passager clandestin : La Guinée Équatoriale a son programme avec le FMI

C’est l’information majeure de la fin d’année 2019 dans la vie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Le 18 décembre 2019, la Guinée Équatoriale a conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit. Ce dénouement vient seulement compléter la stratégie adoptée en décembre 2016 en vue de la riposte à la crise économique et financière survenue dès 2014.

La Guinée Équatoriale est le dernier pays à rejoindre la danse après le Congo en juillet de la même année. Pour le système de surveillance multilatérale de la sous-région, il s’agit d’un facteur important pour la réalisation des perspectives de l’année 2020. Le rapport 2018 et les perspectives 2020 du mécanisme sous régional avaient identifié comme principal risque à l’atteinte de ces prévisions «un nouveau retard dans la mise en place d’un programme avec financement en Guinée Équatoriale, qui pourrait contraindre la mobilisation des appuis budgétaires attendus par ce pays et ralentir l’atteinte des objectifs en termes de rétablissement de la stabilité extérieure de la zone».

Nouveau retard

Si le programme économique et financier avec le FMI permet d’éviter le risque continu de passager clandestin, le pays du président Obiang Nguema Mbatsogo va accuser un nouveau retard. Les pays de la Cemac ont acté le passage aux programmes de seconde génération avec le FMI et d’autres bailleurs de fonds internationaux. Quatre pays (Cameroun, République centrafricaine, Gabon et Tchad) ayant achevé la première phase avec le FMI, négocient actuellement cette seconde phase.

 Zacharie Roger Mbarga

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *