Offre d’internet au Cameroun : Les IXP de Douala et Yaoundé lancés

Bonne nouvelle, les villes de Douala et Yaoundé disposent désormais de leur IXP (Internet Exchange Point).

Instant de remise de la convention entre le Minpostel et Camix

Le bureau exécutif de l’association « Cameroun Internet Exchange Point » (Camix) et le gouvernement camerounais via le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel) ont signé ce 27 octobre à Yaoundé, une convention autorisant ladite association à assurer la gestion et l’exploitation desdites infrastructures techniques. D’après les explications fournies par Olivier Le Loustre, patron de Camix, « le fonctionnement optimal de cette infrastructure, offre de nombreux avantages. En effet, elle permet notamment de : faciliter l’échange du trafic Internet local ; faire des économies de coûts ;  améliorer la qualité de l’accès à Internet par l’optimisation de la latence et de la bande passante ;  fournir des services Internet à valeur ajoutée ; augmenter l’utilisation d’Internet au niveau national, etc ».

Concrètement, les IXP sont des lieux où les opérateurs Internet viennent se raccorder pour échanger de façon économique leur trafic. Leur mise en œuvre au Cameroun est le fruit d’une collaboration calquée sur le modèle Multi-acteur de l’ICANN, entre le Ministère des Postes et Télécommunications, l’Union Africaine, l’Internet Society (ISOC), l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux du secteur. « Les IXP pallient la mauvaise qualité des communications, la non disponibilité de la bande passante Internet suffisante, ainsi que des coûts élevés du trafic international qui plombent les tarifs d’accès à Internet pour l’utilisateur final », souligne Olivier Le Loustre .

Pour Mme Minette Libom Li Likeng, le meilleur est à venir. C’est ainsi qu’au cours des prochaines années, le Gouvernement a pour ambition de généraliser l’accès large bande pour les citoyens, les entreprises et les ménages, notamment, en poursuivant l’extension du backbone national pour accroitre les 20 000 Km à 25 000 Km de linéaire, ainsi que la construction des boucles optiques urbaines dans tous les Chefs-lieux de département du Cameroun, afin d’augmenter le taux de pénétration de l’internet haut débit dans les ménages, améliorer la qualité de services dans les communications électroniques, favoriser le développement d’une industrie TIC au Cameroun, etc.

S’agissant spécifiquement des points d’échange internet de Douala et Yaoundé, il faut dire que tous les fournisseurs d’accès Internet, possédant une adresse de système autonome, bénéficieront d’une liaison directe à ces infrastructures. D’après la Minpostel, l’objectif visé est « d’éviter le tromboning qui consiste à utiliser la bande passante internationale pour écouler le trafic local, ce qui est une perte de devises pour le Cameroun ; d’améliorer la qualité de service en réduisant le temps de latence et le coût du service et par conséquent, le prix payé par l’utilisateur final.

Le Gouvernement camerounais veut ainsi à travers ces infrastructures techniques dont la mise en service est lancée ce jour, contribuer à  l’amélioration des performances des entreprises du secteur afin qu’elles jouent pleinement leur rôle de catalyseur de développement de l’économique numériques ; conforter sa volonté dans la mise en œuvre de partenariats gagnant-gagnant pour la facilitation de l’accès de tous à de services de communication électroniques de qualité et à des prix abordables ».

Olivier Mbessite (Stagiaire)

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