Nouvelle stratégie commune UNESCO-CEEAC pour une intégration par l’éducation

L’éducation en cette période de crise peut constituer une opportunité pour l’intégration en Afrique centrale. Telle est en tout cas la conviction de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

 

Face à la pandémie mondiale de coronavirus, la représentation dans la sous-région de l’organisme international a décidé de faire valoir son expertise et de favoriser la libre circulation du savoir. Le 4 mai dernier, le directeur régional du bureau de l’institution pour l’Afrique centrale et le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont signé à cet effet une déclaration conjointe.

Salah Khaled et Ahmad Allam-Mi ont ainsi pu présenter les contours de la réponse que le «secteur de l’éducation entend apporter à la crise du Covid-19 dans les pays de la sous-région», conformément d’ailleurs au libellé de ladite déclaration. Mais comme l’ont également indiqué les deux responsables, l’initiative vise aussi «le renforcement de l’intégration régionale en vue d’atteindre les cibles de la stratégie continentale pour l’éducation et l’ODD4 à l’horizon 2030».

Avec la fermeture à grande échelle des écoles et universités, ce sont plus de «40 millions d’élèves et d’étudiants dans 9 pays de la CEEAC qui sont en réalité privés d’opportunité d’apprentissage». Il était donc de bon ton pour les deux institutions de prendre le taureau par les cornes. Cela impliquait dès lors de «s’engager à apporter un soutien immédiat aux États membres afin de faciliter la continuité pédagogique, notamment par le biais des dispositifs innovants d’enseignement/apprentissage à distance», ont revendiqué Salah Khaled et Ahmad Allam-Mi.

Mais pour pouvoir y parvenir, les deux organisations ont convenu de s’appuyer «sur une approche hybride utilisant tous les médias pertinents, selon le contexte (en ligne, hors-ligne, télévision, radio, documents imprimés)», ont-elles fait savoir. Au demeurant, la déclaration conjointe s’inscrit dans le cadre de «la Coalition mondiale pour l’éducation», lancée par l’UNESCO. Selon son représentant en Afrique centrale, il est globalement question de «promouvoir les possibilités d’apprentissage inclusif pour les enfants et les jeunes».

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *