Noso : encore un policier et une dizaine de présumés séparatistes tués

Troisième semaine de villes mortes déjà et la population de la cité capitale du Nord-Ouest traverse des moments difficiles.

Scène de rue dans le Noso

Alors que l’administration locale (le préfet de la Mezam et le maire de la ville de Bamenda) a interdit la circulation des motos dans le périmètre urbain depuis le 7 septembre dernier, des séparatistes, du moins la faction du gouvernement intérimaire de la République virtuelle d’Ambazonie du Dr Samuel Sako, ont institué quant à eux des villes mortes à durée indéterminée. Selon leurs consignes, ce sont le samedi et le dimanche qui ont été retenus comme jours de ravitaillement.

C’est dans ce contexte que le samedi 19 septembre 2020, le gardien de la paix principal (Gpp), Aba’a Raymond Calvin, a été froidement assassiné à bout portant par la milice séparatiste, au poste de contrôle de Mile 10 Mankon à Bamenda, sur la route qui mène à l’arrondissement voisin de Bafut. Malgré la battue de ses collègues, les bourreaux du Gpp ont disparu dans la nature. Cet incident intervient juste dix-huit jours après la tuerie de l’inspecteur de police, Joseph Bikoï Nlend Ndaji, abattu par des séparatistes au lieu-dit Small Mankon le 1er septembre dernier à Bamenda.

Depuis lors, les forces de défense et de sécurité ont lancé l’opération ” Bamenda clean” qui vise à traquer les séparatistes jusqu’à leur dernier retranchement. Le mardi 22 septembre dernier, alors que les villes de Douala, Bafang, Dschang, etc. vibraient au rythme de marches pacifiques lancées par le Mrc et ses alliés, les forces de défense et de sécurité dans le cadre de l’opération spéciale de sécurisation du chef-lieu du Nord-Ouest, ont neutralisé quatre présumés séparatistes au quartier Ngomgham à Bamenda. 

Dans la matinée du mercredi 23 septembre dernier, cinq jeunes ont été tués à bout portant, par des individus habillés en treillis, dans des circonstances non encore élucidées, dans la localité de Lysoka Wombaki, dans l’arrondissement de Buea, département du Fako, région du Sud-Ouest. La sixième victime ici est une dame. Elle se serait évanouie après avoir constaté que l’un des jeunes abattus était son fils, a-t-on appris.

Zéphirin Fotso Kamga

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