Michel Niama : En 2021, nous ambitionnons passer à au moins 10% des échanges commerciaux intra-communautaires

Le commissaire chargé du département du marché commun au sein du gouvernement de la Communauté présente les jeux et enjeux d’une labélisation du « made in Cemac ». Il trace les perspectives du commerce intra-régional pour la sous-région.

Vous êtes à Douala dans le cadre d’une rencontre sous régionale sur les agréments des produits transformés en zone CEMAC. Pour la gouverne de nos lecteurs, de quoi s’agit-il concrètement?
Permettez-moi de vous rappeler, d’entrée de jeu, «qu’il n’y a pas d’économie sans commerce, sans échanges».

De cette assertion, je pourrais vous dire que la construction de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale est un vaste chantier que nous avons commencé depuis fort longtemps, et vous connaissez bien l’historique qui ne pourrait point faire l’objet d’un développement ici en cette circonstance.

Ce qui est plus important à dire, aujourd’hui, c’est que nous avons un certain nombre de leviers qui doivent consacrer notre intégration sous régionale.

L’un de ces leviers, qui aiderait à garantir cette intégration, est le commerce: l’intégration commerciale de notre sous-région, tant dans son volet commerce de marchandises que dans celui des services.

Or, qu’est-ce que nous avons observé depuis bien des décennies dans notre sous-région: le commerce extérieur de nos États est un commerce essentiellement tourné hors zone CEMAC.

Pour preuve, les deux notes de conjonctures que nous avions rédigées nous révèlent que le niveau des échanges entre nos pays est extrêmement bas. Il est de l’ordre de 3,5 % pour les produits transformés. Ce qui est tout à fait déplorable, pour une communauté économique et monétaire… Or, qui dit «économie, dit échanges». C’est dire qu’à ce stade de l’évolution de notre communauté, nous avons encore un défi important à relever.

Le législateur communautaire a pourtant mis en place un dispositif qui devrait encourager les produits des entreprises de la sous-région à disposer d’un marché plus vaste, à travers l’application d’un tarif préférentiel généralisé (taux de douane égale à zéro), pour les produits du cru et les produits transformés dans l’espace communautaire. Car, reconnaissons-le, nous sommes des petits pays avec une population relativement modeste et qui ne pourrait donner la dimension optimale à chacune de nos entreprises pour prétendre faire face à la rude compétition internationale.

Le Comité de l’origine est donc un comité qui vient donner l’agrément aux produits d’une «entreprise dite nationale» de pouvoir accéder à un marché beaucoup plus important (environ 54 millions de consommateurs).

Comme vous pouvez le comprendre, une entreprise installée au Gabon, qui, jusque-là, ne misait que sur une population cible d’un million huit cent mille habitants, ne serait pas tout à fait en capacité de faire face efficacement à un producteur (concurrent) du même produit, habitué à produire pour 100 millions de consommateurs. À moins de miser sur la qualité, mais encore là, c’est très relatif, car les échelles de production et de marché joueraient largement en sa défaveur (en termes de compétitivité prix).

Étant donné que nous évoluons par étape, la mise en place du dispositif d’agrément CEMAC/CEEAC est une étape qui prépare les produits des entreprises de notre sous-région à la compétition internationale.

Il est de notre devoir de faire en sorte que nous puissions privilégier la transformation locale de nos produits qui, en d’autres termes, crée davantage de la valeur ajoutée locale.

Privilégier la production qui se réalise dans notre sous-région, en ayant mis en place ce dispositif d’agrément des produits, nous parait plus que justifié.

En effet, les six États de la CEMAC ont déjà, en commun, un code des douanes, un même code général des impôts. Bien plus, ces six états ont une charte communautaire d’investissement à partir de laquelle en découlent les chartes ou codes des investissements de nos États. Dans ces différents codes ou chartes communautaires sont mis en exergue un certain nombre de dispositions, qui sont de nature à encourager la production qui se réalise dans la sous-région.

Les entreprises de cette sous-région devraient donc tirer leur épingle du jeu à travers le commerce. D’où la mise en place d’un dispositif approprié visant à labéliser les produits transformés des entreprises qui opèrent dans notre sous-région.

Bobo Ousmanou

Alors, monsieur le commissaire, le décor étant ainsi planté, entre cette ambition et la réalité sur le terrain, il y a parfois un grand fossé! Qu’est-ce qui nous garantit que ce comité régional, qui est né depuis une dizaine d’années, pourra fonctionner de façon efficiente, après les travaux de Douala?
Après les travaux de Douala, je puis vous rassurer que, statutairement, il y aura au moins deux comités régionaux de l’origine, d’ici la fin de l’année 2020. Nous avons des objectifs à atteindre: il s’agit de faire en sorte que si autrefois, en onze années, nous n’avons eu que 322 produits pour 35 entreprises, dès cette première session, qui normalement est la session de 2019, nous ayons quand même 304 produits pour 25 entreprises. Nous sommes donc optimistes de croire que l’objectif de 1000 produits agréés en fin d’année pourrait raisonnablement être atteint. J’en profite d’ailleurs pour lancer un vibrant appel aux entrepreneurs de la sous-région de venir faire agréer leurs produits, car le marché de la CEMAC est le leur. C’est là où ils pourront réaliser de bonnes performances et croitre en maturité, dans la perspective des prochaines conquêtes hors zone CEMAC. C’est un bon champ d’entrainement pour les entreprises de la sous-région, pour amorcer l’étape suivante de la conquête du marché continental et, pourquoi pas, international.

Au-delà de la conquête des parts de marché au niveau sous régional, il convient de rappeler en vérité que le territoire de la CEMAC est une zone riche en ressources naturelles à transformer. Donc, il s’agit ici d’une zone de grand intérêt économique pour tous les investisseurs, nonobstant quelques tracasseries présentes, mais qui sont appelées à disparaitre, suite au programme que nous allons, de commun accord, implémenter, avec le concours bienveillant de nos États.

Je puis vous rassurer que notre Comité de l’origine, qui a repris, a siégé à un rythme régulier, conformément à nos textes, pourra nous assurer que l’on puisse avoir les 1000 produits labélisés en fin d’année 2020 et qui pourront circuler dans notre sous-région.

Étant donné que ce sont les six pays réunis qui forment la Communauté, mais qui commercent peu entre eux, relever le niveau des échanges dans la Communauté est notre défi majeur. Plus nous allons échanger entre nous, moins on s’exposera à certaines importations inutiles. Inutiles parce que certains de ces produits existent pourtant dans notre communauté, et qui sont souvent de bonne qualité, mais qui ne sont pas mis à la disposition des consommateurs de la sous-région.

En réponse à ce que vous dites, quelqu’un dira, «rien de nouveau sous le soleil» l’Afrique centrale a toujours eu ces potentialités. Le Comité d’origine a toujours été pensé; certains pays ont eu des agréments pour vendre en zone CEMAC, mais ils n’ont pas pu; il y en a qui ont même eu l’agrément CEEAC, mais ils n’ont pas pu… Qu’est-ce qui vous fait croire que vous allez réussir là où les autres gouvernements de la CEMAC ont échoué?
Nos actions sont menées de façon concomitante. Nous sommes conscients qu’il y a des mange-mil dans les principaux corridors. Nous avons responsabilisé le Comité des chefs de police d’Afrique centrale, le tout, couronné par la réunion ministérielle, le 15 novembre 2019 à Libreville. Nous devons donc nous appuyer sur cette institution communautaire pour accompagner les efforts de la Commission de la CEMAC, parce qu’en vérité, les seuls petits obstacles qui restent à lever sont, effectivement ce que l’on appelle les barrières non tarifaires. Nous sommes tous les fils et filles de cette communauté, nous devons nous comprendre, pour faire en sorte que nous puissions créer une économie sous régionale dynamique, forte et complémentaire. On ne peut pas produire et distribuer aisément un produit dans la sous-région, si celui-ci est soumis à des barrières multiples infondées et souvent injustifiées, comme il nous a été révélé, à titre d’exemple, sur le trajet Douala-Ndjamena (où 108 barrières ont été repérées); certaines sont tout à fait inutiles, car elles renchérissent le coût de revient du produit.

À Libreville, nous nous sommes accordés pour alléger ce type de situation, sans compromettre notre sécurité collective, par la création des brigades mixtes inter-États. Ces dernières vont contribuer à rendre plus fluides ces corridors pour l’intérêt supérieur et bien compris de l’ensemble de la communauté. Même si cela a un coût, nous serons gagnants: cas de la viande bovine, un déficit alimentaire de 400 milliards pour la seule viande bovine et ovine dans la sous-région. Vous comprendrez aisément que si nous faisons ces efforts à libérer les corridors de passage, même si nous allons dépenser, à titre d’exemple, un milliard en perdiem, pour ces brigades, pour en économiser 400 milliards dans notre sous-région, je pense que le choix sera simple à faire.

Cette fois, nous ne ferons pas les choses dans les bureaux; nous serons sur le terrain, pour veiller à ce que ceux qui ont reçu leur agrément pour leurs produits puissent les faire circuler dans tous les pays de la communauté, dans les conditions optimales, pour assurer effectivement la libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire, comme prescrit par nos chefs d’État et de gouvernement. Celle-ci va devenir enfin une réalité et non plus une vue de l’esprit. Mais cela commande toutefois l’adhésion de tous, de tous les acteurs impliqués.

Alors monsieur le commissaire, je vous interpelle au niveau des mentalités. On sait très bien que les mentalités doivent être cultivées davantage pour que l’on obtienne des résultats. Un exemple simple: pour des gens habitués à consommer du bœuf français, ça pourrait être difficile pour eux de consommer du bœuf en provenance de Ndjamena. Étant donné que les habitudes alimentaires sont fortement influencées par l’héritage colonial, ne pensez-vous pas qu’il y a de la pédagogie à faire? Étant donné que ça prend du temps, est-ce que ça ne va pas réduire votre ambition sur le court et le long terme?
Effectivement, nous savons mesurer nos capacités, mais aussi nos limites. Voilà pourquoi nous sommes en face de vous. Nous comptons beaucoup plus sur vous les journalistes: c’est vous qui devez nous aider dans cette tâche titanesque, parce que c’est vous qui conscientisez les masses; c’est vous qui êtes écoutés tous les jours par nos concitoyens. Très sincèrement, comme vous pouvez l’observer, comment pourrait-on atteindre tout le monde sans passer par vous?

Ce qui nous intéresse en ce moment c’est de mettre très vite en place un dispositif qui va alléger les barrières non tarifaires. Nous sommes d’ailleurs conscients que nous ne pourrons point les lever sans la contribution de tous. Ce qui est au moins rassurant, c’est que nous sommes en parfaite communion avec la police de nos six États: ce sont les policiers qui parleront à leurs propres frères policiers, pour leur expliquer que certaines barrières n’ont plus raison d’être. Ce sont les policiers et les autres corps de l’État qui composeront ces brigades, et il va leur revenir la mission de faire appliquer la loi dans les principaux corridors de passage. Naturellement, nous allons assurer la supervision. Nous n’allons pas nous éloigner, sinon on pourrait également vivre d’autres travers. Comme toute tâche confiée à une institution, nous croyons que nous devons nous assurer que les résultats que nous allons récolter sur le terrain seront tout à fait ceux attendus.

Monsieur le commissaire, vous évoquez là les barrières physiques. Mais qu’en sera-t-il des barrières mentales?
Lever les barrières dites mentales dépendra de la manière dont vous allez nous aider par la communication, qui est votre métier… Bref, vous allez nous aider à communiquer, à mieux communiquer avec toutes les parties prenantes.
Qu’est-ce qui se passe en réalité? Toutes les maladies que nous commençons à voir émerger dans la sous-région, et qui étaient des maladies pas connues du tout, sont généralement dues à de multiples manipulations génétiques que nous ne maitrisons pas. Or, pour ne citer que le cas de la viande du Tchad, du nord Cameroun ou encore de l’est de la RCA, c’est généralement une viande bio. Les bêtes ne mangent que de l’herbe, le maïs, etc.

Il n’y a pas d’additions chimiques bizarres qui pourraient avoir des effets inattendus sur le corps humain. Donc, on pourrait se rassurer d’avoir de la viande relativement saine. La plupart des moutons que l’on trouve dans nos marchés grandissent dans des conditions naturelles, avec un pâturage naturel, de façon à ne pas nous créer des maladies additionnelles. Ce n’est pas comme les autres qui élèvent leurs animaux en tabulation, qui les enferment, les dopent nous ne savons par quel moyen. Nous croyons que c’est un avantage pour nous aujourd’hui, d’avoir davantage des produits bio qui pourraient nous permettre d’exporter vers ces pays auxquels vous avez fait allusion. Les tendances peuvent bien s’inverser si nous croyons en notre savoir-faire et en nos propres capacités.

Dans un premier temps, il nous faut déjà consommer ce que nous avons.

Ce sont des aliments bio et cela nous honore, tout au moins.

Il y a en vérité peu d’arguments pour discréditer la viande du Tchad, du nord du Cameroun, ou de l’est de la RCA.

Alors, dans ce que vous dites, je vois la dimension pédagogique qui doit se faire de façon globale. Qu’est-ce que vous vous engagez à dire aux chefs d’entreprises? Que c’est désormais possible, le Comité d’origine a validé; nous vous donnons des gages que vos produits peuvent être distribués dans la sous-région. Est-ce que vous avez fait une démarche particulière envers cette cible-là?
Nous pouvons vous dire que nous avons fait un travail de sensibilisation pendant le dernier semestre de l’année 2019: cette première mission a consisté à sensibiliser nos États sur la nécessité de mettre en place les comités nationaux de l’origine et d’en assurer leur plein fonctionnement. Nous y sommes parvenus. Il reste à consolider cette dynamique dans la durée. Aujourd’hui les six comités sont en place et bénéficient d’un appui constant de la commission, comme il en sera toujours pour les entreprises désireuses de préparer les dossiers d’agrément pour leurs produits, à présenter au niveau du Comité de l’origine.

L’étape suivante va consister:

– à rassurer les premiers qui vont faire valider leurs produits, que nous ferons en sorte que la circulation de leurs produits soit effective;

– à demander à nos entreprises d’aller effectivement à la conquête du marché communautaire, afin de s’offrir des perspectives de croissance et de développement;

– à venir en masse faire labéliser leurs produits, au niveau du comité national d’abord, et au niveau du comité régional.
Pour mémoire, nous avons encore deux assises du Comité régional pour cette année 2020. Nous espérons que ces assises vont avoir un nombre d’entreprises et de produits beaucoup plus important que les 25 entreprises qui ont présenté les 304 produits examinés au cours de cette session.

Les statistiques de la Banque mondiale démontrent que l’Afrique centrale est la zone la moins intégrée, avec moins de 4% de taux d’échanges intrarégionaux, pendant que d’autres régions telles que la SADEC caracolent à un taux d’échanges à deux chiffres. Qu’est-ce que cela vous fait, lorsque vous êtes dans ces pays-là et que vous voyez que l’on peut partir de l’Afrique du Sud à Nairobi, sans trop de tracasseries?
Je crois, une fois de plus, comme vous l’avez dit, qu’il y a un problème de pédagogie, à devoir communiquer et faire comprendre à nos concitoyens que la CEMAC que nous sommes est une zone riche, mais malheureusement sous-exploitée, sous valorisée. Le taux de transformation de nos produits est l’un des plus bas au monde. Nous invitons donc tous ceux qui viennent prélever nos matières premières à devoir les transformer désormais dans notre territoire, afin de créer des emplois et garantir un espace d’affaires viables.

Aucun homme d’affaires au monde n’est venu parce qu’on lui a fait une simple invitation à venir investir. Nous savons très bien qu’investir dans un pays ou dans une région nécessite une autre procédure que l’appel que vous lancez…
Notre appel ne s’adresse pas qu’aux investisseurs extérieurs. Parce que nous sommes convaincus que le développement de la sous-région est d’abord une affaire d’hommes et de femmes de la sous-région, et ceux qui veulent le faire avec nous y contribuent, mais nous ne nous faisons pas d’illusions.

C’est aussi pour vous dire qu’en vérité, nous croyons beaucoup en notre propre potentiel, mais cela suppose un changement de paradigme: si jusqu’à hier, nous étions habitués à faire exporter nos matières premières, demain, nous devrons faire l’effort de les transformer davantage sur place. Car en le faisant, nous allons créer davantage d’emplois. Pour ceux qui pensent que nous devons indéfiniment rester dans l’approche des économies de traite, ils constateront à leur dépens qu’au fil des mois et des années, l’espace communautaire leur deviendra de plus en plus réduit. Car, chaque économie, de par ce monde en mutation, est en train de se construire et nous ne croyons pas être les seuls laissés pour compte.

Vous nous dites une chose intéressante: lorsque vous circulez de l’Afrique du Sud jusqu’à Monbassa, c’est une très bonne chose, mais nous n’avons pas oublié le fait que nous avons un défi aussi important à relever: celui des infrastructures. Nous y sommes déjà et la Commission de la CEMAC s’y est attelée. En effet, y a eu une tournée pour aller rencontrer les principaux bailleurs de fonds sur un certain nombre de projets intégrateurs à réaliser.

Mais pour notre part, en ce qui concerne le marché, il s’agit d’abord de donner l’espace et les conditions optimales aux entreprises qui opèrent dans la sous-région. C’est en cela que même d’autres entreprises qui sont en dehors de la zone CEMAC seront intéressées à venir y contribuer.

Pour preuve, vous voyez, nous avons eu 304 produits à agréer au cours de cette session, et nous sommes sûrs que quand toutes les entreprises seront sensibilisées, elles y trouveront intérêt. Nous ne voyons plus d’entreprises qui veulent vivre dans une position fermée. Toute entreprise est toujours portée à avoir à conquérir davantage de parts de marché pour réaliser un chiffre d’affaires toujours plus élevé.

Pour cette session, nous venons de reprendre l’élan, le bon élan. Il nous faudra davantage d’entreprises et beaucoup de produits qui vont circuler dans notre sous-région; ce qui va nous occasionner moins de déficits du côté de nos balances de paiements.

Donc le Comité de l’origine est l’un des instruments communautaires qui vont contribuer à résorber une partie des déficits de nos balances de paiements. Comme on pourrait le dire de manière beaucoup plus simple, nous ne pouvons pas continuer à être ces États qui vendent peu, mais qui achètent beaucoup et qui continuent, indéfiniment à trainer des déficits de balance de paiements: les différents acteurs qui sont sur le terrain doivent le comprendre. Il en est de même pour les consommateurs, qui doivent se rassurer que les produits CEMAC, sont des produits pour la plupart bio, et non des produits avec des manipulations génétiques ou chimiques de tout genre et qui peuvent détruire davantage notre santé.

C’est dans cette perspective que nous sommes, et nous souhaitons avoir un marché qui soit bien fourni en produits de la sous-région. Ce ne serait qu’une bonne chose, puisqu’il va nous permettre d’économiser des devises qui serviront à payer les biens d’équipements nécessaires à notre développement.

Alors, pour ce qu’il est de la Zone de libre-échange continentale, on peut dire que c’est des fondations pour l’Afrique centrale que vous posez, afin qu’on ne rate pas le train de la Zone de libre-échange continentale?
On peut dire que nous sommes en train de mettre en œuvre le dispositif de 2008, dont les premiers résultats ont été quelque peu mitigés. Nous devons plutôt redoubler d’efforts pour être à la hauteur de ce que représentent nos économies. C’est donc juste un coup d’accélérateur à donner à ce dispositif communautaire, fort utile à notre sous-région.
La Zlecaf apporte une preuve supplémentaire et incontestable de l’urgence à devoir préparer les entreprises de la sous-région à la conquête du marché continental.

Interview réalisée par
Thierry Ndong Owona

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