Météo : L’ONACC sent de grosses pluies à l’avance

Pour les mois de juin, juillet et août 2020 au Cameroun, les prévisions de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) annoncent de fortes précipitations.

 

Au-dessus du Cameroun, la tendance du ciel dessine des semaines plutôt orageuses. Selon des prévisions saisonnières établies par l’ONACC, de juin à août 2020, un temps très perturbé s’annonce sur une grande partie du pays. Repris par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune du 2 juillet 2020, les experts de l’ONACC mettent en évidence un «risque très élevé d’enregistrer des cas d’inondations à travers le pays.

Tout l’Extrême-Nord par exemple est menacé; dans le Nord, les populations de la Bénoué et du Mayo Rey devraient s’attendre à d’énormes précipitations. Dans le Centre, ce sont les départements du Mfoundi, Nyong et Mfoumou, Haute Sanaga, Lékié, Nyong-et -Kéllé, Nyong-et-So’o, qui sont concernés. Situation similaire pour le département du Noun (Ouest), de Ndian, Manyu, Meme, Kupe Manenguba, Fako, Lebialem, au Sud-ouest; et Moungo, Sanaga-Maritime, Nkam et Wouri, dans le Littoral, entre autres. On prévoit des cas de glissements de terrain ou d’écoulements de boue dans les départements du Lebialem, du Noun, du Ndé, de la Mifi, du Mfoundi, du Moungo, entre autres».

Conséquences
Sur le sujet, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) affirme que cette année, des vagues de chaleur et des inondations devraient se multiplier à travers le pays. Selon Ernest Dippah Njoh, consultant dans cette instance, les premières projections révèlent un scénario combinant des jours moins froids, mais pluvieux dans la zone forestière, une accentuation du contraste dans les Grassfields et des courants d’air violents en provenance de l’océan Atlantique. Et comme conséquences,
la plus marquante est sans doute la perte de repères liés aux saisons. «Face à cet effacement des nuances, des anomalies comme celle que nous avons connue au mois de janvier à Yaoundé, des intermittences pourraient perturber un peu plus le cours du temps.

Des chaleurs lourdes et des perturbations orageuses violentes. Dans les grandes agglomérations, cela aura aussi des répercussions sanitaires : recrudescence de maladies propagées par les parasites, et allergies en forte croissance conjuguées au fort taux de mortalité des personnes pauvres voilà ce qui nous attend», alerte Ernest Dippah Njoh.

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