Marketing international : Le Rwanda à la vitesse de l’éclair

Le pays de Kagame vient de conclure un accord de sponsoring avec le Paris Saint-Germain afin de promouvoir le tourisme rwandais.

Le Rwanda matérialise l’intellignce économique

Pour les 3 prochaines années, Neymar Jr, Kylian Mbappe ou encore Marco Verratti vont arborer l’écriteau «Visit Rwanda». Cette inscription sera également diffusée dans l’enceinte du Parc des Princes (stade parisien) lors des rencontres de football. L’équipe féminine du PSG sera aussi mise à contribution. Évalué entre 8 et 10 millions d’euros, ce sponsoring fait du Rwanda un sponsor premium du PSG, au même titre que la firme française d’automobile Renault. Outre la diffusion de l’écriteau, le contrat prévoit la distribution d’une sélection de thé rwandais au Parc des Princes les soirs de match. Il prévoit en outre l’organisation d’une «semaine du Rwanda» à Paris, au cours de laquelle sera mise en avant une sélection de produits «Made in Rwanda». Des joueurs du PSG seront également envoyés dans le pays, pour visiter les différentes attractions touristiques et en faire la promotion sur les réseaux sociaux.

Gains
Dans une déclaration après l’officialisation du partenariat, la directrice exécutive et chef de la direction du Rwanda Development Board (Conseil de Développement du Rwanda) a indiqué: «Nous investissons une partie de nos recettes touristiques dans des collaborations stratégiques telles que celle avec Paris Saint-Germain, car nous comprenons leur effet positif sur la perception globale du pays».

En mai dernier, le Rwanda a signé un accord de sponsoring et de promotion du tourisme avec le club de football anglais Arsenal. Le tourisme a rapporté 380 millions de dollars au Rwanda en 2018, a annoncé la Banque centrale le mois dernier, et devrait rapporter 405 millions de dollars cette année. Il devrait gagner 800 millions de dollars d’ici 2024, principalement grâce aux conférences et aux touristes haut de gamme qui marchent avec des gorilles.

Effet domino
Depuis la soirée du 4 décembre 2019, le hashtag #VisitRwanda bat des records sur Twitter, au point de devenir l’un des plus célèbres au monde. Toute chose qui contribue à créer de l’activité et des visites sur les pages touristiques du Rwanda sur les réseaux sociaux. Le Paris Saint-Germain et le club londonien Arsenal développent chaque année leur marque (notoriété, fans, vente de maillot, etc.) à travers le monde. Les deux clubs jouent des compétitions européennes qui sont les plus regardées dans le monde (Champions League et Europa League). À cela s’ajoute le fait que la English Premier League est le championnat le plus regardé dans le monde.

En termes clairs, en se développant et se déplaçant à travers le monde, les clubs vont promouvoir et développer la marque «Rwanda». Une simulation du Rwanda Development Board démontre que le contrat avec le PSG pourrait, sur 5 ans, doubler les chiffres des gains et recettes touristiques.

Rwanda Model
Le modèle rwandais inspire de plus en plus en Afrique, de par son audace, sa séduction et sa singularité. Le pays se positionne comme la Suisse de l’Afrique, avec des valeurs qui sont bien différentes du modèle de la révolution industrielle. En misant sur les services, la gouvernance et l’attractivité internationale, le Rwanda fait de l’économie du savoir son avantage comparatif. Le pays séduit dans des indicateurs de gouvernance, notamment la parité homme-femme et l’inclusion. Il mise sur la technologie et le tourisme. Avec un leadership toujours plus offensif, le charme rwandais qui en découle provoque le déplacement des décideurs économiques et politiques, qui jettent leur dévolu sur Kigali pour l’organisation des conférences internationales notamment. La trajectoire sera certainement toujours plus brillante!

Zacharie Roger Mbarga

Soudan-USA

Premier signe d’apaisement

Khartoum et Washington s’échangeront à nouveau les ambassadeurs après 23 ans de gel de la coopération diplomatique.

 

Il aura finalement fallu qu’Omar El Béchir soit déchu et qu’un libéral dirige le pays pour que le Soudan soit à nouveau fréquentable pour l’administration américaine. Cette pâque survient près d’un quart de siècle après la rupture des échanges diplomatiques et un long embargo qui empêche le pays de communiquer avec les partenaires internationaux.
Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, a indiqué dans un communiqué qu’un ambassadeur américain va prochainement être nommé à Khartoum. En vertu de la réciprocité diplomatique, Khartoum va rouvrir sa mission diplomatique à Washington.

 Ouverture
La mise sur liste noire du Soudan comme un des pays soutenant le terrorisme entrave les investissements extérieurs en direction du pays. Le gouvernement américain a récemment dit être prêt à envisager de tourner cette page si des progrès suffisants étaient réalisés au Soudan, tout en soulignant que le processus prendrait un certain temps. Il s’agit notamment de la transparence financière dans le secteur de la sécurité et la conclusion d’un accord avec les familles des victimes des attentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie.

Le dénouement permettrait au pays d’exister à nouveau dans les relations économiques internationales. Cela lui permettra, comme indique l’Union africaine, de «renforcer sa transformation structurelle».

Plaidoyer
Depuis sa nomination comme Premier ministre du Soudan, l’économiste et ancien secrétaire exécutif adjoint de la CEA, Abdallah Hamdok, a engagé un processus de réformes associées à un lobbying international afin de réussir le retrait de son pays de la liste noire des américains. Le nouveau gouvernement qu’il dirige est engagé sur plusieurs fronts: réformes démocratiques, tentative de paix avec différents groupes rebelles, mais aussi relance de l’économie confrontée à une crise aiguë. Voilà pourquoi le 4 décembre dernier, en effectuant une visite historique aux États-Unis d’Amérique, le Premier ministre soudanais a rencontré le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Au département d’État, il a été reçu par le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale. Il a également fait un lobbying au parlement où il a échangé avec le président de la commission des affaires étrangères américaine de la Chambre des représentants.

ZRM

Leadership africain

Akinwumi Adesina est l’homme de l’année

Le président de la Banque africaine de développement (Bad) succède au chef d’État rwandais au prix d’Africain de l’année.

 

En reconnaissance de son leadership audacieux et de l’innovation du Forum africain d’investissement, Dr Akinwumi Adesina a été, le 5 décembre dernier, plébiscité par les chefs d’entreprises et autres opérateurs économiques. Cette neuvième édition du prix, organisée par l’Association africaine des chefs d’entreprises, en collaboration avec CNBC Africa, a porté son dévolu sur le patron de la Bad en fin de mandat, du fait de sa contribution à l’optimisation de l’économie africaine.

Témoignage
«C’est en effet un grand honneur», a déclaré Akinwumi Adesina lors d’un dîner de gala exclusif au Sandton Convention Center à Johannesburg, au cours duquel les prix ont été annoncés. Adesina a ajouté qu’il était ravi de suivre les traces de son «grand frère», le président rwandais Paul Kagame, qui a remporté le prix en 2018. «Ma passion est de servir le peuple africain», a déclaré le lauréat.

Faits
L’Africa Investment Forum a été un pionnier dans l’inclinaison des investissements sur le continent. La deuxième édition du Forum, qui s’est tenue à Johannesburg en Afrique du Sud, s’est achevée le 13 novembre. Plus de 2000 délégués y ont pris part, et l’intérêt des investisseurs s’élève à 40,1 milliards de dollars, contre 37,1 milliards de dollars l’année précédente. L’événement a été suivi par une kyrielle d’investisseurs, de chefs d’entreprise, des représentants du gouvernement, dont David Makhura, Premier ministre de la province de Gauteng, qui a prononcé le discours d’ouverture.

Dans les autres catégories des prix 2019, le cofondateur nigérian de Kobo 360, Obi Ozor, a remporté le prix du jeune chef d’entreprise de l’année. Le PDG de Naspers Afrique du Sud, Phuthi Mahanyele-Dabengwa, a remporté le prix de la femme d’affaires de l’année. Tandis que Nedbank a remporté le prix de la société de l’année.

ZRM

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