Marchés financiers: un seul régulateur pour la Cemac

Désormais, il n’y aura qu’un seul marché financier en Afrique centrale. Il sera basé à Libreville (Gabon). C’est l’essence de l’acte posé par les représentants des pays membres de la Cemac qui consacre l’union entre les deux commissions des marchés financiers.

L’ancien premier ministre tchadien est le nouveau président de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). Il a été installé à ce poste le 15 décembre dernier par Calixte Nganongo, le président en exercice du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac).
Au centre, Nagoum Yamassoum, nouveau président de la Cosumaf

Matérialisée par la signature, le 31 mars 2019 à Douala, de la convention entre la CMF (Commission des marchés financiers) et la Cosumaf (Commission de surveillance des marchés financiers d’Afrique centrale), la fusion met ipso facto fin à l’existence de ces deux instances de régulation. Conséquence, la Cosumaf absorbe la CMF, et déjà «tous les cadres de la CMF ont été transférés à la Cosumaf pour compléter l’équipe de la Cosumaf» ajoute le président de la CMF.

«Nous avons fini avec le régulateur. Nous avons signé à Ndjamena une convention semblable avec la BEAC et les deux dépositaires centraux qui existaient, à savoir la caisse d’amortissement du Cameroun pour le Dsx et la Bvmac pour le marché régional» précise Jean Claude Ngwa, président de la CMF. De ce fait, la banque centrale jouera le rôle de dépositaire central du marché financier régional des deux structures. Dès lors, il ne reste qu’à assister à la signature du traité de fusion entre la bourse des valeurs mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmag) et la Douala Stock Exchange (Dsx). «En ce moment, des procédures sont en cours pour aboutir assez rapidement dans les prochaines semaines certainement à la signature du traité de fusion entre les bourses elles-mêmes, et avoir finalement à Douala une bourse régionale mobilière» atteste Jean Claude Ngwa.

Nagoum Yamassoum, président de la Cosumaf, pense «que cette fusion va permettre la libéralisation du marché financier parce qu’en dehors du marché camerounais, les autres marchés étaient embryonnaires et atones. On va s’engager à faire la pédagogie financière pour faire connaître le marché régional et ses opportunités. C’est le défi, réussir l’unification».

Alain Biyong

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *