Marches annoncées le 22 septembre 2020 : L’hymne du silence retentit dans les ambassades

Dans les chancelleries étrangères et représentations d’organisations internationales à Yaoundé, les dénonciations sont absentes. Seules des alertes au profit des ressortissants de quelques pays effleurent le sujet.

Ambassade de France à Yaoundé

Au moment où nous allions sous presse, seule S.E. Corinna Fricke a sorti sa plume et son écritoire pour se fendre en un communiqué. Dans le document dont Intégration a obtenu copie le 18 septembre 2020, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun s’inquiète pour ses compatriotes. «Attention: des rassemblements politiques sont prévus pour le 22.9.2020 dans les grandes villes du Cameroun, en particulier Douala et Yaoundé. Il y a peut-être des émeutes dans les manifestations. Il est demandé d’éviter les villes du 22.9.2020 et ne pas prévoir d’arriver en avion pour ce jour, car il y a un risque de fermeture d’aéroport à Yaoundé et Douala», écrit la diplomate allemande ce 17 septembre 2020.

Sur le site internet de l’ambassade des États-Unis à Yaoundé, la tonalité est presque la même. Dans un message d’alerte publié le 17 septembre 2020, la chancellerie «informe les citoyens américains que plusieurs partis politiques ont appelés à des manifestations dans tout le pays, le mardi 22 septembre. Le gouvernement camerounais n’a pas autorisé ces manifestations. Il y aura probablement une présence accrue des forces de l’ordre et un potentiel conflit entre les forces de sécurité et les manifestants». Ces phrases sont complétées par la palette des dispositions pratiques que les compatriotes de Matthew Miller (chef de mission adjoint par intérim) doivent prendre pour préserver leur intégrité physique.

Ailleurs…
Silence radio. Ce 19 septembre, seules quelques actualités sur Campus France inaugurent le compte Twitter de S.E. Christophe Guilhou, l’ambassadeur de France au Cameroun. Sur la page Facebook de l’Union européenne, le dernier post, qui date du 15 septembre 2020, rappelle que «la pandémie mondiale est un défi pour notre santé, notre économie, mais aussi pour nos démocraties. Le coronavirus met également en évidence et aggrave les inégalités structurelles — accès à la santé et à l’éducation, protection sociale, dégradation de l’environnement ou violence contre les femmes — qui sont elles-mêmes des menaces pour la démocratie».

Ongoung Zong Bella

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