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Manuels scolaires : À la merci des éditeurs véreux

Le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (CNAMSMD) est monté au créneau le 21 septembre dernier pour dénoncer les acteurs qui écument les milieux scolaires pour le business au détriment de la formation des jeunes.

 

 

Le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (CNAMSMD) est très remonté. Le motif est l’introduction dans certains établissements des livres et des cahiers d’activités non agréés. « Le milieu éducatif est gangrené de plusieurs éditeurs véreux qui vendent des manuels scolaires étrangers aux listes officielles. Ces manuels aux contenus pleins d’incongruités ne reposent pas sur l’approche par compétence. Conséquence : « les enfants de six ans portent des sacs pleins des documents agréés et non agréés, alors que les pouvoirs publics ont prévu trois livres pour chaque enfant. Dans la mesure où on a deux langues officielles et un livre de mathématiques», explique Jean Paul Komon, président du Conseil.

La gêne de ce dernier se situe d’emblée sur le contenu des manuels. Le problème, selon lui est la faute d’éditeurs. «Celle-ci a amené le Premier ministre à instaurer le livre unique en 2017. C’est-à-dire une matière un livre. Il n’est pas prévu de cahiers d’activités ou de Works book. Et début d’année, nous nous rapprochons des ministres en charge de l’éducation qui publient une circulaire pour rappeler à tous les chefs d’établissement, aux parents que ne sont exigés ou exigibles chaque que des manuels inscrits sur les listes officielles dument par les deux ministres», précise le président du Cnamsmd.

En revanche sur le terrain, il est constaté qu’il s’est installé « une culture de défiance des éditeurs et des chefs d’établissement ». Et les livres et cahiers d’activités sont vendus à des prix onéreux 3000 FCFA, 4000 FCFA et 5000 FCFA. Alors qu’aucun livre de l’école primaire au Cameroun n’atteint le prix de 2000 FCFA depuis que nous sommes aux affaires».

«Sur le terrain, il y a une forme de discrimination», peste encore le président du Cnamsmd. Et le plus choquant dans les établissements dans le sous-système anglophone de Yaoundé, est qu’on exige de l’enfant de la maternelle 8 à 10, voire 15 livres. Le budget des manuels se lève à 20000 FCFA, 30000 FCFA et 40000 FCFA.

Olivier Mbessité

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