Management des eaux transfrontalières: la CEEAC fournit son expertise

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) envisage la création d’un organisme de gestion du bassin Ogooué-Ntem-Nyanga et Komo. Les experts en hydraulique ont examiné, du 23 au 24 mai à Brazzaville, le rapport de l’état des lieux multisectoriels du projet d’appui à la création d’un organisme de bassin transfrontalier. Pour l’heure, les financements seront assurés par la CEEAC, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et la Banque africaine de développement (BAD).

La réunion des experts a permis de dresser l’état des lieux des bassins versants et de réfléchir aux éléments de base aidant à conforter l’organisme transfrontalier en création. « Un organisme de bassin transfrontalier est un dispositif institutionnel permanent, gérant les eaux au moins dans deux pays. On distingue trois niveaux de mandats globaux, notamment informationnel, consultatif et décisionnel », a déclaré Désiré Ndemazagoa, coordonnateur Eau à la CEEAC.

Le projet s’inscrit dans les stratégies d’intervention du secrétariat général de la CEEAC, en exécution de la déclaration de la conférence des chefs d’État et de gouvernement. Cette déclaration a été adoptée en 2007, et porte sur la gestion intégrée des ressources en eau en Afrique centrale. Elle vise à appuyer le Cameroun, le Gabon, le Congo et la Guinée Équatoriale dans la mise en place d’un cadre formel de gestion durable des ressources en eaux partagées.

Il a trois composantes, à savoir l’appui à la création d’un organisme de bassin transfrontalier et le renforcement des capacités ; la préparation des études d’investissement ainsi que le suivi des ressources en eau ; la gestion du projet.

 

Zacharie Roger Mbarga

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