Lutte contre l’insécurité: la stratégie commune CEDEAO-CEEAC

Les pourparlers entre les chefs d’Etats et de gouvernement des communautés économiques régionales (Cers) d’Afrique centrale et d’Afrique de l’ouest ont abouti à une architecture commune de paix et de sécurité.

Les pays et les institutions des deux communautés, réunis à Lomé en fin juillet dernier, ont fait le choix d’une solution intégrée et interrégionale pour éradiquer toutes les formes d’insécurité et d’extrémisme violent.

La déclaration de Lomé sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans les deux espaces qui a sanctionné les travaux propose de ce fait plusieurs mesures : la coopération des polices criminelles des Etats de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale avant la fin de l’année 2018 ; des exercices conjoints et le renseignement intégré entre les forces de défense et de sécurité des pays des deux régions ; un comité ministériel pour le suivi de la mise en œuvre des décisions du sommet conjoint ; et l’institutionnalisation de la régularité des rencontres qui se tiendront désormais tous les deux ans. Une concertation aura également lieu chaque année en marge du sommet ordinaire de l’Union africaine de janvier à Addis Abeba. Le prochain sommet conjoint de 2020 se déroulera à N’Djamena au Tchad.

Mesures d’accompagnement
La réussite de cette nouvelle démarche passe par le succès des projets actuels. Ainsi, les Etats engagés dans la lutte contre le même fléau dans le bassin du Lac Tchad et au Sahel appellent leurs compères à un appui matériel, financier, technique et en renseignements à leur force armée. Ensemble, les deux communautés ont demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de placer la force du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la charte des Nations-unies en vue de lui assurer un financement pérenne et multilatéral.

Pour ce qui est de la prévention de ces conflits, une place sera désormais réservée aux leaders religieux et communautaires, aux femmes, aux acteurs du système éducatif et autres groupes concernés de la société civile dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de dé-radicalisation, de réinsertion, de réintégration et de réconciliation.

Zacharie Roger Mbarga

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