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Lutte contre la corruption au Cameroun: nouveau front commun de la société civile et des parlementaires

Le 5ème Dialogue citoyen se tient depuis ce 12 décembre à Yaoundé. Occasion aussi pour le Cradec et GRTFP de procéder au lancement du Citizen Lenses report 2023.

 

Le 5ème Dialogue citoyen est en cours depuis hier à Yaoundé, à la suite de la commémoration les 9 et 10 décembre derniers, des journées internationales de lutte contre la corruption et les droits de l’Homme. Il se tient justement sur le Thème: «Unis contre la corruption et pour les droits de l’Homme». Une initiative du Cradec et du Groupe de référence de la société civile pour la transparence des Finances publiques (GRTFP) ayant rencontré l’adhésion de nombreux parlementaires. «L’enjeu est de mon point de vue unique. C’est de faire en sorte que nous montions en puissance dans la lutte contre la corruption, pour empêcher les moyens de la corruption de prendre les pouvoirs d’État, parce que ce serait la fin de l’État de droit et donc l’anarchie», a indiqué l’honorable Engelbert Alain Essomba Bengono, président du Bureau exécutif du Réseau des parlementaires pour la lutte contre la corruption. Une position évidemment partagée par Jean Mballa Mballa.

À en croire en effet le directeur exécutif du Centre régional africain pour le développement endogène et communautaire, «nous voulons que ça marche. Il est important que nous fassions un peu bouger les lignes». Ce qui d’après lui devrait obligatoirement se traduire par «l’application des lois qui existent. C’est dans ce sens que nous pensons que l’article 66 qui prévoit la déclaration des biens doit être mis en œuvre. Il faut donc désormais signer le décret qui nomme les membres de la Commission de déclaration des biens». Par exemple.

Le 5ème Dialogue citoyen est également censé être l’occasion du lancement du Citizen Lenses report 2023. «Il s’inscrit dans le suivi de la réforme des finances publiques en collaboration avec le ministère des Finances», confie une fois de plus Jean Mballa Mballa. Et selon le leader de la société civile, il ne s’agit ni plus ni moins que de «l’instrument fondamental qui témoigne de l’engagement de la société civile. Et nous travaillons là-dessus depuis pratiquement 3 ans et c’est la troisième édition que nous lançons aujourd’hui».

Théodore Ayissi Ayissi

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