Lutte contre la corruption : Transparency international réagit à la démission de Charles Nguini

L’ONG internationale dément que le désistement de son représentant au Cameroun est lié à l’affaire des faux observateurs de la présidentielle de 2018.

Charles Nguini

« Il n’y a pas de lien », assure d’emblée Samuel Kaninda, le conseiller régional Afrique de Transparency international. Contacté par le journal Intégration sur les raisons de la démission de Me Charles Nguini, président Cameroun de l’ONG internationale de lutte contre la corruption, le haut responsable explique : « sous n’avons non plus aucune suspicion qu’il s’est compromis dans sa capacité à remplir son rôle en toute indépendance et en toute impartialité. M. Nguini s’est acquitté de son rôle en tant que responsable de notre section camerounaise de manière efficace, pendant plus de 12 années, et durant lesquelles la section a été accréditée au mouvement mondial TI à plusieurs reprises ».

À la surprise générale, l’avocat avait rendu son tablier le 25 janvier dernier, avec effet le 1er février, après 12 ans comme président de Transparency international Cameroun. Son nom était associé à la lutte contre le fléau. Le pays ayant longtemps caracolé en tête du classement des pays les plus corrompus de la planète.

Pour plusieurs observateurs, Me Charles Nguini a été poussé à la démission après le scandale des faux observateurs à l’élection présidentielle d’octobre 2018.

Trois étrangers s’étaient en effet présentés au public comme des journalistes, venus observer le déroulement de l’élection présidentielle au Cameroun pour le compte de Transparency international. Mais des informations sur leur identité ont commencé à circulé, relevant qu’ils n’étaient ni des journalistes dans les médias pour lesquels ils prétendaient travailler ni qu’ils avaient été mandatés par l’ONG.

La direction de Transparency a d’ailleurs démenti avoir envoyé des observateurs pour ce scrutin, après que Me Charles Nguini se fût affiché avec lesdits observateurs en défendant qu’ils étaient bien de l’ONG internationale. Le tollé qui s’en était suivi avait jeté le discrédit sur cet avocat.

Rémy Binoui 

 

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