L’Onu proroge ses sanctions sur la RCA

Embargo sur les armes, interdiction de voyages, gel des avoirs des individus et des organismes… Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) a prorogé ses sanctions contre la République centrafricaine (RCA) pour une année supplémentaire (31 janvier 2019).

Embargo sur les armes, interdiction de voyages, gel des avoirs des individus et des organismes… Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) a prorogé ses sanctions contre la République centrafricaine (RCA) pour une année supplémentaire (31 janvier 2019).
Antonio Guterres, Sg-de-l’Onu. Photo d’archive

Le pays devra se soumettre aux restrictions sectorielles de l’Onu. A l’unanimité, les 15 membres du Conseil ont adopté la Résolution 2399 qui étend d’un an l’embargo sur les armes décrété contre ce pays.

La résolution prolonge également une interdiction de voyager contre des individus estimés responsables de certaines violences dans le pays, et gèle les avoirs des individus et des organismes désignés par le comité de sanctions. Par ailleurs, afin d’assurer une continuité dans le suivi de la situation, le Conseil de sécurité a étendu jusqu’au 28 février 2019 le mandat du panel d’experts sur la République centrafricaine. Il a exprimé son intention de réexaminer ce mandat et de prendre des mesures appropriées pour une prolongation supplémentaire d’ici le 31 janvier 2019. A l’initiative de la France, cette résolution du Conseil de paix et de sécurité de l’Onu tiendra désormais compte des incitations à la haine à caractère ethnique ou religieux et les attaques contre les humanitaires à la liste des critères susceptibles de conduire à des sanctions.

Au sujet de l’embargo sur les armes, des exemptions sont néanmoins prévues pour la formation et l’armement des forces de sécurité centrafricaines, à condition qu’elles aient été approuvées au préalable par l’Onu. La Russie avait ainsi reçu le feu vert le mois dernier pour livrer des armes aux Forces armées centrafricaines (Faca), afin de soutenir l’autorité de l’Etat. Mais leur contrôle avait été renforcé pour éviter la dissémination de cet arsenal. Les décisions onusiennes interviennent après la visite et les consultations du secrétaire général Antonio Guterres. Lequel a entériné le risque de nettoyage ethnique au regard du regain de violence et de la résurgence des groupes armés à l’encontre des communautés au cours de derniers mois. Cette fluctuation de l’insécurité et cette accumulation des baux de répression tend à installer l’idée d’un éloignement progressif de l’objectif de pacification du pays et le retour de l’autorité de l’Etat.

 

ZRM

Intégration

Journaliste Chef de bureau Douala

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