La longévité au pouvoir plombe les investissements dans la sous-région

Dans un article publié sur le site internet de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) de Paris, Thierry Coville, économiste et chercheur à l’Iris, présente le condensé d’une étude (pas encore disponible) sur le risque politique dans la région Afrique centrale.

Selon l’auteur, le risque politique est celui qui abime davantage l’attractivité de la sous-région. D’après Thierry Coville, « la vacuité des constitutions, les inconnus de l’alternance, l’absence de familles idéologiques, les inégalités sociales » sont des informations stratégiques qui entretiennent doutes et irrésolutions. Situation qui étiole la confiance des investisseurs. Voilà pourquoi en Afrique, la région occupe le fond du tableau en matière d’IDE (Investissements directs étrangers). « Dans les pays plus pauvres, les risques d’explosion populaire peuvent conduire à des crises politiques graves qui peuvent entraîner un quasi-arrêt des activités économiques pendant des mois, ce qui pèse sur les exportations ou le rendement des investissements à l’étranger. En outre, le risque politique peut même monter d’un cran si ces manifestations dégénèrent en guerre civile». L’auteur dévoile un autre indicateur. Il fait observer qu’au fur et à mesure que les régimes s’éternisent, ils perdent certaines destinations d’investissement. Car l’incertitude s’installe !

Capitalisation

Pour Thierry Coville, la région demeure toutefois une région viable pour rentabiliser un investissement. Il suggère ainsi que les entreprises s’arment de leur propre mécanisme d’analyse du risque politique. Ainsi suggère-t-il que « ce processus d’analyse du risque politique devra être effectué de manière régulière et concerner tous les marchés de l’entreprise, sans exception même (et surtout !) en cas de crise grave. La pratique régulière de cet exercice permettra à l’entreprise d’accumuler un savoir endogène propre à ses spécificités, contraintes et enjeux, afin de préparer les stratégies adéquates face au risque politique ».

Zacharie Roger Mbarga

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