Lions Indomptables : d’une tanière en ébullition, brillent les étoiles

Il y a d’abord eu la non-sélection de Michaël Ngadeu, qui a créé un tollé général. Ensuite l’expulsion de notre portier titulaire, André Onana, officiellement écarté pour «indiscipline».

 

Deux évènements majeurs qui ont plombé la confiance entre le top management de la sélection fanion et les fans des Lions Indomptables. Certains détracteurs ou fans éclairés, je préfère utiliser cette expression, ont accusé Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) d’en être la principale cause. Les fanatiques de l’ancien capitaine des Lions Indomptables bottent en touche toutes les critiques contre leur champion.

De la participation des Lions Indomptables au mondial qatari, de leur échec, de leur victoire et du malaise dans la tanière, je note plusieurs leçons de vie. Ces évènements m’ont par exemple enseigné que le chemin qui mène à la gloire est jonché de multiples crises, naturelles ou provoquées.

Les crises citées supra m’ont amené à comprendre que les Camerounais sont indivisibles. « Aucune force au monde ne peut déstabiliser le Cameroun ». Cette maxime du président du Nouveau mouvement populaire (Nmp), Banda Kani prend toute sa place. J’ajouterai que même ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre contre notre football n’y parviendront pas. Désolé pour les politiciens qui croient que nous avons besoin qu’ils nous chantent à longueur de journée que « le Cameroun est un et indivisible » pour qu’il le soit.

Le patriotisme des Camerounais n’a pas de prix. Il ne se marchande pas. Les Camerounais s’aiment et ne tiennent pas compte des régions d’appartenance des uns et des autres. A part ces petits esprits malveillants qui pensent que soutenir et encenser uniquement les leurs est une preuve de grandeur et de sagesse.

Nous sommes nombreux, originaires de toutes les contrées du Cameroun, à avoir condamné la non-sélection de Ngadeu et l’expulsion d’Onana. Nous sommes également nombreux à nous réjouir des buts inscrits par Vincent Aboubakar, Choupo-Mouting, etc. Ceux qui vouent un amour inconditionnel à notre pays n’ont pas cherché à savoir s’ils étaient moundang, bassa’a ou douala avant de jubiler. Faut-il une coupe du monde ou d’Afrique pour nous prouver qu’on peut se mélanger?

 

Saisir la balle au bond 

L’autre volet et pas des moindres que j’aimerai soulever est le résultat produit par les crises qui secouent la tanière. L’absence de Ngadeu et d’Onana a mis en exergue des forces nouvelles. N’ayons toujours pas peur de l’inconnu. N’ayons pas peur de donner la chance aux autres. Dans les affaires, les opérateurs courageux et ambitieux profitent du tourbillon pour solidifier leurs business. Ceux qui attendent le Messie, sans prendre de risque, sans aucune démonstration, disparaitront. La vie ne fait de cadeau à personne.

Devis Epassy l’a compris. Le deuxième gardien des Lions Indomptables a saisi la balle au bond pour s’affirmer.

Le duo Choupo et Aboubakar a fonctionné à merveille, comme l’avait prédit André Onana. Ngamaleu, a été étincelant, comme l’avait souhaité Onana. Ces crises et les critiques qui en ont découlé, ont permis au top management des Lions Indomptables de faire travailler ses méninges. Chaque critique objective a pour but de construire et non de détruire. Boucher ses oreilles face aux cris de cœur, d’où qu’ils viennent, juste par orgueil, nous conduira à la ruine.

Didier Ndengue   

#LaPlumeDelAigle

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