Libre échange : le marché vu par le Gabon

«Le Gabon doit se préparer à s’ouvrir». Alain-Claude Bilie-By-Nze l’a déclaré à Libreville, le 22 août 2019, sur le site du journal Gabon Review.

Au cours de cette sortie, le ministre gabonais des Affaires étrangères s’est prononcé sur les réformes pour la redynamisation de l’intégration dans l’espace CEEAC. Il a souligné l’ambition de son pays à faire en sorte que le Plan stratégique de la CEEAC visant l’interconnexion des différentes capitales de la sous-région soit une réalité à moyen terme. En réponse aux affirmations selon lesquelles le Gabon n’est pas prêt pour l’intégration, Bilie-By-Nze tranche : «Très peu d’États sont prêts en tant que tel. C’est un débat». Au-delà, il a tenu un discours en faveur de la zone de libre-échange et de la libre-circulation. Selon lui, «le Gabon s’active à réformer son économie, à avoir des indicateurs qui nous permettent d’y aller. Le principe c’est d’adhérer, de ratifier et d’ajuster notre économie pour que chacun prenne sa part. Je vais prendre deux exemples simples : si vous êtes consommateurs de poulet et que vous n’avez que le Gabon comme marché, non seulement vous ne pouvez plus empêcher la concurrence d’intégrer le marché gabonais (vous subissez donc la concurrence), mais vous n’avez pas d’espace pour vendre. Par contre, la libre-circulation des personnes et des biens est une réalité qui est adossée sur la zone économique régionale. Celle-ci permet au producteur de vendre ses poulets aux Camerounais ou aux Tchadiens, sans droits de douane».

Synthèse : Jean René Meva’a Amougou

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