Libre circulation des personnes : le Congo veut se limiter à la CNI

Une réciprocité pour la fluidité du mouvement des personnes et de biens

Par souci de réciprocité envers le Cameroun, la Centrafrique et le Tchad, le Congo pense sérieusement à n’exiger que la carte nationale d’identité (CNI) aux ressortissants de la Cemac, candidat à un séjour de 90 jours sur son territoire. Au ministère congolais de l’Économie, une proposition est en cours d’être formulée au gouvernement puis au parlement.

Le pays de Denis Sassou Nguesso voudrait faciliter les échanges et le libre séjour des populations d’une part, mais surtout des opérateurs économiques. C’est le début de la formalisation d’une vieille ambition.

Pour rappel, le 16 septembre dernier à Yaoundé, à l’occasion de la présentation du document de stratégie d’intégration régionale de la Bad en Afrique centrale, Daniel Molongandzeyi, chef du département de l’intégration régionale au ministère congolais de l’Économie, déclarait «avoir suggéré à sa hiérarchie que les Camerounais et les Tchadiens doivent aussi rentrer [au Congo] avec leurs cartes nationales d’identité. Si les Congolais peuvent rentrer dans ces pays en présentant ce seul instrument sécurisé, par réciprocité, il devrait en être autant».

Denis Sassou Nguesso, champion des projets PIDA (Programme de développement des infrastructures en Afrique de l’UA) en Afrique centrale voudrait tenir une promesse faite à l’UA: «le Congo ne tirera pas la libre circulation en arrière».

Zacharie Roger Mbarga

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