L’humain d’abord: le crédo à l’horizon 2025 de la Banque mondiale

Comment soutenir une reprise résiliente en Afrique de l’ouest et centrale de façon à avoir un fort impact sur la vie des populations? «En plaçant l’humain au premier plan de notre engagement avec les pays de ces deux régions», répond Ousmane Diagana.

Nahé Anna Bathily entourée des lauréates 2020 et 2021 du concours Blog4Dev

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et du centre pense en effet que «le temps est venu d’agir». Il le fait savoir dans l’avant-propos de la Stratégie «qui guidera le travail opérationnel de l’institution de Bretton Woods dans la région de l’Afrique de l’ouest et du centre (AFW) au cours des quatre prochaines années, 2021-2025».

Le document était distribué le 15 novembre dernier à Yaoundé. À la faveur de la visite en terre camerounaise de Nahé Anna Bathily, la manager du département des Relations extérieures de la Banque mondiale pour les deux régions. La stratégie dont il est le support s’appuie sur un diagnostic faisant ressortir les quatre principaux défis auxquels ces deux sous-régions sont confrontées. En l’occurrence «la défiance à l’égard des gouvernements (70% des populations vivent dans des zones de conflits), la croissance rapide de la population (dans 30 ans, la population active augmentera de 800 millions de personnes), la dépendance aux ressources et la vulnérabilité aux changements climatiques», est-il indiqué.

La Banque mondiale préconise pour y faire face de se déployer dans quatre principales directions. Il est ainsi envisagé de «rebâtir un nouveau contrat social entre les populations et les gouvernements; favoriser la création d’emplois de qualité; renforcer le capital humain et la résilience climatique», a énuméré Nahé Anna Bathily, en visite de consultation au Cameroun. Afin que les interventions de l’institution de Bretton Woods aient plus d’impact.

Car en définitive, il s’agit d’atteindre six résultats quantifiables. La stratégie parle «d’augmenter l’accès à l’électricité de 50% à 64% d’ici à 2026; d’augmenter la connectivité haut débit de 30% à 43% d’ici 2024; de réduire la pauvreté des apprentissages de 80% à 76% d’ici 2024». Ou encore «d’augmenter les inscriptions de filles dans le secondaire de 42% à 47% d’ici 2024; d’augmenter les co-bénéfices climatiques dans le financement de l’AFW à une moyenne de 35%; et d’augmenter la transparence et la redevabilité dans les affaires publiques», apprend-on aussi.

 

Théodore Ayissi Ayissi

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