L’environnement, cet autre martyr de la crise en RCA

Selon un rapport publié dans la revue Climate and Development, des estimations prévisionnelles indiquent que les températures en RCA pourraient augmenter de 1,5 à 2,75 °C d’ici 2080. «La RCA a commencé à ressentir les effets du changement climatique dû à la déforestation», alerte le magazine Afrique Panorama du 30 août 2019.

Citant le ministère centrafricain de l’Environnement et du Développement durable, la même source pointe deux causes: «la crise militaro-politique (les milices allument des feux de brousse qu’ils n’arrivent plus à contrôler); la surexploitation de ses forêts et sols». À cause des impacts néfastes sur la santé de ses concitoyens, Faustin Archange Touadéra est plus alarmiste. «En Centrafrique aujourd’hui, la chaleur nous tue à petit feu, les vagues de chaleurs extrêmes, des incendies des forêts et les inondations sèment la terreur dans notre pays et pour cause, les exploitations anarchiques de la forêt.

Pour un environnement sain en RCA, les Centrafricains doivent prendre conscience de l’importance de la protection des forêts, en mettant un terme à l’exploitation massive et anarchique des arbres, et que les populations revoient leur manière d’utiliser les bois de chauffe», souligne le président centrafricain, le 21 août 2019 à Pissa, localité située à 70 km de Bangui. C’était à l’occasion de la Journée nationale de l’Arbre. Ladite journée avait pour thème «Arbres, solutions aux changements climatiques». Le chef de l’État centrafricain a décidé de consacrer 7 hectares pour planter 7000 pépinières de teck. Dans diverses localités, des opérations de reboisement ont été organisées avec de jeunes plants de Moringa Oleifera, arbre originaire de l’Inde, à croissance rapide et aux multiples usages. Cette plante contribue à réduire les risques d’érosion et à lutter contre l’appauvrissement des sols.

Bobo Ousmanou

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