Légumes et maïs contaminés : Le Mincommerce rassure

Au cours d’un échange avec la presse le 27 août 2018 à Yaoundé, Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce (Mincommerce) a affirmé que le danger est désormais circonscrit.

 

L’alerte est venue de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et relayée par le ministère de la Santé publique : le maïs et les légumes congelés, produits en Hongrie et distribués à l’international sont contaminés à la listeria monocytogène. Au sujet de cette bactérie, les deux institutions ont ensuite parlé d’une même voix : « elle entraîne une septicémie ou une infection du système nerveux central. Chez la femme enceinte, les conséquences peuvent être très graves pour l’enfant, avec un risque d’avortement, d’accouchement prématuré ou d’infection néonatale. Les symptômes habituels sont une fièvre plus ou moins élevée, accompagnée de maux de tête et parfois de troubles digestifs (nausées diarrhées et vomissements) ».

Face à la gravité de la situation, Luc Magloire MbargaAtangana a pris une mesure forte : retirer de la circulation les produits incriminés et les détruire systématiquement. « Nous avons décidé de la destruction des produits contaminés qui étaient somme toute circonscrits à un importateur. Il ne faut pas qu’il y ait une psychose dans l’opinion par rapport au volume.  Ils sont maintenant hors du marché », a dit le Mincommerce aux journalistes.

Les actualités sur le terrain indiquent l’effectivité de la décision ministérielle. D’après le chef de brigade, Charles MonefongAbessolo, « le Mincommerce a déjà pris des mesures idoines pour que ces produits soient retirés des espaces commerciaux. En dehors de la saisie qui vient d’être faite, les équipes font plusieurs descentes dans d’autres magasins de la même ville pour s’assurer que ces produits ne se trouvent pas dans les rayons charcuterie ».

Chaine de conservation

Voilà qui donne raison au gouvernement camerounais engagé à promouvoir la consommation des produits locaux. «Autant l’importation peut être quelque chose de nécessaire quand il s’agit des biens d’équipements, pour l’industrialisation de notre pays, autant on peut estimer que le maïs importé au Cameroun peut poser problème. C’est l’occasion d’un appel aux investisseurs. On a un problème dans la chaine de congélation, du surgelé, j’ai vu des croissants importés, l’explication c’est que la chaine du surgelé n’est pas développée. Voilà également un créneau qui peut intéresser les opérateurs économiques pour conserver nos aliments, ça se fait en Occident », explique le ministre Luc MbargaAtangana.

 

Jean-René Meva’aAmougou

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