L’Afrique centrale au scanner du Conseil de sécurité l’ONU

Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) n’a pas chômé au cours du deuxième trimestre de l’année en cours.

L’Unoca privilégie le dialogue dans la résolution des conflits

Lors de la présentation, il y a quelques semaines, du 18e rapport du secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité, le chef de l’Unoca a eu l’occasion de le démontrer. En sa qualité de représentant spécial pour la sous-région d’Antonio Guterrès, François Lounceny Fall a fait un bilan exhaustif de la situation en Afrique centrale et des activités de l’Unoca. En fait de présentation, le responsable onusien a surtout insisté sur les enjeux politiques et sécuritaires en les situant dans le contexte de la crise sanitaire liée à la survenue de la pandémie de Covid-19. «La persistance des conflits armés dans certaines parties de l’Afrique centrale sape les efforts en vue de répondre aux défis posés par cette pandémie, alors qu’un appel pour un cessez-le-feu mondial a été lancé le 23 mars par le secrétaire général», a déploré, devant les membres du Conseil de sécurité, le chef de l’Unoca.

Sur ces aspects, le Congo, le Tchad et surtout le Cameroun étaient au cœur des préoccupations de François Lounceny Fall. Au cours de sa présentation en visioconférence, le responsable onusien est longuement revenu sur la crise anglophone. «Il a fait observer qu’à la suite de l’attaque armée survenue en février 2020, trois officiers accusés de meurtre ont été placés en détention préventive à la prison militaire de Yaoundé. Une commission d’enquête indépendante prescrite par le président Paul Biya avait facilité cette diligence», a-t-il fait savoir. Mais le chef de l’Unoca a également rappelé qu’un appel pour la mise sur pied d’une commission similaire avait été lancé par des ONG «pour élucider les circonstances de la mort, en août 2019, du journaliste Samuel Ajiekah Abuwe, plus connu sous le nom de Wazizi».

Au cours des mois d’avril, mai et juin derniers, l’Unoca a soutenu, contre la Covid-19, l’adoption d’une stratégie commune et a appelé la CEEAC à soutenir les populations vulnérables. On l’a également vu sur le terrain des droits de l’homme en lien avec le mouvement «Black Lives Matter» et sur celui de la coopération militaire. Le bureau onusien a aussi su se tenir aux côtés des populations gabonaises et burundaises à l’annonce du décès de l’ancien chef de la diplomatie gabonaise, Emmanuel Issoze Ngondet et de l’ancien chef d’État Pierre Nkurunziza décédé le 8 juin dernier.

TAA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *