La BAD : institution au service

Portefeuille 

Plus de 1 400 milliards FCFA d’appui

La coopération entre la Banque africaine de développement (BAD) et l’Etat camerounais ne cesse de croître et de se renforcer, comme en témoignent l’évolution de ses engagements dans le pays.

À ce jour, au Cameroun, le portefeuille de la BAD a atteint le cap de 1 446 milliards FCFA contre 1 340 FCFA en 2019, soit une hausse de 106 milliards FCFA. Selon Solomane Kone, responsable pays de la BAD, qui s’exprimait à l’occasion de la signature d’un accord de prêt pour le financement de l’Étude de faisabilité du prolongement de la ligne ferroviaire entre le Cameroun et le Tchad, ce portefeuille compte 33 projets. «Ce niveau d’engagement en constante augmentation atteste du dynamisme et de l’excellence de la coopération entre le Cameroun le Tchad et le groupe de la Banque africaine de développement», a-t-il souligné.

Revue des projets
De manière détaillée, le portefeuille de projets publics est réparti dans les secteurs transport/TIC (62%) ; l’eau et l’assainissement (2%) ; l’énergie (8%) ; l’agriculture et l’environnement (11%), ainsi que la gouvernance (17%). Parmi les projets réalisés par la BAD au Cameroun, l’on peut évoquer le corridor Yaoundé- Brazzaville, la construction du pont sur le Ntem, le projet dorsal à fibre optique et le câble sous-marin mis en eau à Kribi.

Le projet d’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad a été approuvé en décembre 2017 pour un montant de 147,6 milliards FCFA en faveur du Cameroun et 40,9 milliards FCFA en faveur du Tchad. Le projet de construction du pont sur le Logone approuvé également en décembre 2017 pour un montant de 41,6 milliards FCFA en faveur du Cameroun et 24,1 milliards de FCFA en faveur du Tchad. Le projet d’appui à la réinsertion socio-économique des groupes vulnérables dans le Bassin du Lac Tchad approuvé en septembre 2018 pour un montant de 6,3 milliards FCFA pour le Cameroun et 2 milliards FCFA pour le Tchad.

Le programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes socio-économiques dans le Bassin du Lac Tchad, approuvé en décembre 2014 pour un montant de 10,7 milliards FCFA pour le Cameroun et 4,2 milliards FCFA pour le Tchad et le programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger approuvé en mars 2019 pour un montant de 8,8 milliards FCFA pour le Cameroun et de 6 milliards de FCFA en faveur du Tchad.

La BAD devant le FMI et la BM
Cette dynamique de coopération a cependant été affectée par l’impact négatif des chocs exogènes, notamment pétroliers, et des défis d’ordre sécuritaire et humanitaire sur l’économie du pays. Des sources au sein de l’institution révèlent également que de nombreux défis restent à relever dans le cadre de la coopération entre la BAD et le Cameroun. En particulier dans les délais existant entre la date d’approbation et la date de signature des projets, la date d’approbation et la date de mise en vigueur du projet, et entre la date d’approbation et la date du premier décaissement. Rappelons que selon la Caisse autonome d’amortissement (CAA), la dette multilatérale du Cameroun est dominée par la dette envers le groupe de la Banque africaine de Développement (30,1%) suivi de la Banque mondiale (30%) et du Fonds monétaire international (17,1%). Sur le plan bilatéral, l’organisme public chargé de la gestion de la dette au Cameroun, renseigne que le principal partenaire bilatéral du Cameroun qu’est la Chine détient 61,3% du portefeuille de la créance publique, suivi de la France (28,5%).

Objectif 3,4%

C’est une prévision légèrement plus optimiste que celle du Fonds monétaire international (FMI), qui anticipait une croissance de 3,1% dans ses prévisions de janvier. Les pays exportateurs de pétrole, dont l’Algérie, le Nigeria et l’Angola, devraient retrouver une croissance économique de 3,1% en 2021, après une récession de – 1,5% l’an dernier. Les économies fortement dépendantes de l’exportation de matières premières comme l’Afrique du Sud devraient rebondir de – 4,7% en 2020 à 3,1% cette année.

D’ailleurs, le géant économique sud-africain, après une récession de – 8,2% en 2020, devrait renouer avec une croissance de 3%. Quant aux économies dépendantes du tourisme, tels le Maroc, la Tunisie et l’Ïle Maurice, elles devraient se remettre du recul de 11,5% de leur PIB en 2020 pour connaître une croissance de 6,2% en 2021. Enfin, les pays à l’économie plus diversifiée, dont certains sont parvenus à maintenir une croissance positive en 2020, comme l’Éthiopie et la Côte d’Ivoire, devraient passer d’une contraction de 0,9% du PIB l’an dernier à une croissance de 4,1%.

Cependant, l’impact social de la pandémie plombe les perspectives. En 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à un revenu de 1,90 dollar par jour. Encore plus que l’année dernière, où déjà 30 millions de personnes y ont été réduites, selon les estimations de la BAD. Au total, l’extrême pauvreté pourrait toucher 465 millions d’Africains, soit un tiers de la population du continent, alors que la pauvreté avait constamment reculé depuis deux décennies.

 

 

 

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