Kissy Abeng : « L’initiative part du 237 »

Du 20 au 23 juin prochain, Yaoundé accueille son premier festival concours international de slam. À quelques jours de ce grand rendez-vous artistique et littéraire, la poète et chargée de la communication livre les contours de l’évènement.

C’est quoi Slameroun ?
« Slameroun » est la combinaison du mot slam et Cameroun. C’est le tout premier évènement international de slam dans notre pays. Il s’agit d’une initiative dont le rôle premier est de faciliter des échanges et expériences artistiques et culturelles entre les slameurs venus d’ailleurs et ceux issus du Cameroun. C’est un évènement qui se déroulera en 3 jours à Yaoundé. Il consiste en une série de concerts, de débats, d’ateliers, de graffitis, de projections de films, de concours de slam national et des concours divers.

Le projet Slameroun est le résultat de plusieurs années d’activités dans le cadre du slam avec une multitude de projets. Je citerai le Collectif 237 Paroles, une initiative de plusieurs slameurs camerounais (Fadif, Marah, Rodrigue Ndzana, Hugo, José Tognia, Julio Tama’ntsô, Dark spirit) ; « Entre2Vers » (une association présidée par Arnold Kouakam de slam basée à Douala qui organise « » la caravane des 10 mots » » avec le soutien de l’Institut français de Douala) et le Grand slamnational du Cameroun. Ce dernier est chargé d’organiser un concours national de slam chaque année, afin de permettre au Cameroun d’avoir un vainqueur national. Ce vainqueur, naturellement, est invité à la Coupe d’Afrique de slampoésie « CASP ».

Quel intérêt y a-t-il à organiser cet évènement au Cameroun ?
Déjà, si on considère le nom du festival, Slameroun (le Cameroun qui slame), nous pouvons remarquer automatiquement que l’initiative part du 237 et donc que la première édition ne peut que s’y tenir.

Ensuite, le Cameroun est à une période délicate de son histoire, avec des attaques terroristes au Nord et au Nord-Ouest. C’est la raison pour laquelle la thématique (le slam au service de la paix au Cameroun) choisie pour cette première édition cadre avec l’esprit et l’intérêt que tout Camerounais patriote a à adopter. Le vivre ensemble devient alors une prière voire un objectif commun à atteindre par tous et par tous les moyens. Le nôtre repose sur la culture.

Qui y participe ?
Au Festival international Slameroun, plusieurs artistes connus et reconnus, camerounais et étrangers seront de la partie. C’est le cas de Faithfull (promoteur de l’évènement), Rodrigue Ndzana, Julien Tama Ntshô le guerrier, Dark Spirit, José Tonya, Ayang Madiga, Yann Steph, Jimmy, W Charly, Fadif, Ugo Tchou pour ne citer que ceux-là. Ils représenteront les couleurs du 237 avec leurs alter ego Croquemort du Tchad, Yaya Esail Kassé de la Guinée, Meriem Bouraoui de l’Algérie, Dagenius de l’île Comores, Huguette Izobimpa du Burundi, Anonym du Gabon.

Vos attentes et perspectives ?
Contribuer à la promotion des valeurs culturelles et du développement personnel; promouvoir l’éducation et la culture ; promouvoir le slam comme outil d’expression, de découverte, de rencontre et de partage culturel ; promouvoir l’intégration africaine et internationale à travers les valeurs et édifices culturels ; permettre aux jeunes et moins jeunes de communier autour des thèmes tels que jeunesse et culture, le leadership et l’entrepreneuriat culturel chez les jeunes. Au cours de la conférence de presse du 15 juin 2019, nous expliquerons au public tout l’intérêt de cette manifestation.

Propos rassemblés par

Jean-René Meva’a Amougou

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