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Journée de l’Afrique : Brainstorming de l’engagement du Maroc en 60 ans

Le Royaume chérifien refait l’histoire de ses actions sur le continent africain, plus précisément au sein de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) et de l’Union africaine (UA).

 

Le 25 mai dernier, les leaders du continent (notamment les politiques, la société civile, les think tank…) ont célébré la journée de l’Afrique. Une date importante permettant de revoir la marche de l’organisation africaine soixante ans après sa création. Pour ce faire, le Royaume du Maroc a ressorti ses archives historiques, pour revisiter avec le grand public les combats les plus farouches de la libération du continent du joug de la colonisation et de l’impérialisme occidental. «L’engagement du Maroc à défendre les causes et les intérêts de l’Afrique ne date pas d’aujourd’hui. C’est plutôt une orientation immuable que nous avons hérité de nos ancêtres, et que nous continuerons à conforter avec assurance et fierté», rassure le Roi Mohammed VI, dans son allocution du 20 août 2017. Dans cette quête inlassable du bien-être du continent, le Maroc est l’un des leaders du bloc de Casablanca. Ce bloc affrontait idéologiquement le bloc de Monrovia sur la voie à tracer pour l’Afrique future. Dans ce bloc, on retrouvait des leaders à l’instar de Gamal Abdel Nasser de l’Egypte, Kwame Nkrumah du Ghana, et Ahmed Sékou Touré de la Guinée, pour ne citer que ceux-là.

Accueil des leaders politiques
Le Maroc s’est toujours montré hospitalier envers les leaders politiques qui luttaient non seulement pour les indépendances de leurs pays, mais aussi pour le panafricanisme. Une kyrielle d’hommes politiques ont trouvé refuge au Royaume chérifien. Il s’agit, entre autres, de Robert Mugabe et Joshua Nkomo (qui ont milité pour l’indépendance du Zimbabwe), Nelson Mandela qui s’est rendu au Maroc en 1962, «il séjourne à l’Hôtel Valleda Rabah et rend visite aux combattants algériens formés par le Maroc à Oujda». Les officiers de la branche militaire du Congrès National Africain (ANC) ont reçu la formation au Maroc sous le règne de Mohammed V, père de l’actuel monarque. Dans la même veine, on cite Amilcar Cabral de la Guinée Bissau, Moussa Traoré du Mali, Agostino Neto de l’Angola, John Garang du Soudan.

L’œuvre de Mohammed VI
Le Roi Mohammed VI ne déroge pas à la règle de soutien politique à l’Afrique. Prince héritier, il entame précocement le combat pour la libération de l’Afrique. A 17 ans, il accompagne son père au Sénégal à l’inauguration de l’académie du Royaume du Maroc le 21 Avril 1980. Il accueille à Rabah le président Sékou Touré de la Guinée Bissau. Pour ce qui est des participations aux sommets du continent, il accompagne son père au Sommet African Nairobi 2, et il assiste à l’ouverture du 9ème Sommet de l’OUA. Il est également acteur du co-developpement du continent. Depuis son accession au trône en 1999, Mohammed VI prouve son attachement à l’Afrique avec sa participation aux grand-messes du continent. Il se rend partout ou besoin se fait sentir, comme au sommet de la terre à Johannesburg le 4 septembre 2022. Il effectue de multiples tournées en Afrique, notamment en Afrique centrale où le monarque a toujours rencontré ses homologues. On peut citer sa venue au Cameroun, en Guinée-équatoriale, au Gabon, au Rwanda ou encore en Angola.

André Gromyko Balla

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