Journée Africaine de la statistique : l’INS, le Minader et le Minepia jouent carte sur table

Ils se sont engagés le 18 novembre dernier à investir le champ de l’agriculture au moyen de données statistiques.

 

La statistique est fondamentale pour toute prise de décision éclairée. Selon l’Institut national de la statistique (INS), la difficulté réside au niveau de la remontée des informations. Le problème prend alors plusieurs formes. À savoir «l’absence d’une base exhaustive de tous les agriculteurs; les superficies déclarées par les agriculteurs ne sont pas évaluées selon la méthodologie appropriée par manque de matériel adéquat de collecte; la non-couverture systématique de tous les villages rattachés aux différents postes agricoles par manque de moyen de locomotion; les fiches de collecte sont traitées au niveau des postes agricoles qui ne transmettent que les rapports au niveau supérieur; l’organe chargé d’auditer les données collectées sur le terrain est non fonctionnel». Selon les difficultés identifiées par les différentes administrations le 18 novembre dernier.

C’était dans le cadre de la 32ème édition de la Journée africaine de la statistique. Les activités menées visaient à trouver des solutions pour pallier ces problèmes. Sur le thème «Renforcer les systèmes de données en modernisant la production et l’utilisation des statistiques agricoles: comment mieux accompagner les politiques et améliorer la résilience de l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire en Afrique». «Avec le thème qui se rapporte au secteur agropastoral, il est question de voir qu’est ce qui existe, pour pouvoir collecter les informations nécessaires pour nourrir le système gouvernemental.

On a présenté le système, on a édicté ce qui se passe au niveau du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), et du ministère de l’Élevage, de la Pêche et des Industries animales (Minepia), en ce qui concerne la région du Littoral. Il est important d’accompagner les acteurs du système dans l’élaboration de leur stratégie afin d’avoir des données fiables», explique Christelle Tchoua, chef d’agence régionale INS du Littoral par intérim.

Afin de sortir la tête de l’eau, les secteurs concernés ont formulé quelques recommandations. Entre autres, «mettre en place une base de collecte à travers la réalisation du recensement des agriculteurs et éleveurs de la région; mettre à jour annuellement la base de collecte; renforcer les capacités du personnel intervenant dans la chaîne de collecte», ont-ils listé.

Selon l’INS, les prix ont affiché en moyenne sur les douze derniers mois, une hausse de 4,4%. Au-dessus du seuil fixé par la Cemac à 3%. Cet accroissement provient essentiellement de la progression de 10,4% des prix des produits alimentaires. Avec une population estimée à environ 4,2 millions de personnes en 2022, dont 49,7% sont des femmes. Toute chose qui fait également planer le spectre de l’insécurité alimentaire dans la région du Littoral.

Diane Kenfack

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