Jeu de miroirs ou jeu de dupes ?

 Tchoubou Gong Nota Moussa, Ferdinand Nana Payong et Marcellin Vounda Etoa déploient, chacun de son côté, des protocoles différents. 

Tchoubou Gong Nota Moussa Michel Lafon Ferdinand Nana Payong

 

Les larmes reflètent une variété de sentiments, disent les psychologues et psychanalystes. Celles de douleur qui roulent goutte à goutte sur le visage de Tchoubou Gong Nota Moussa traduisent (selon l’intéressé) un « chagrin sincère ». D’ailleurs, son récit se résume à une liste de plaintes. La principale souligne que des pages de « Mon cahier de graphisme  (SIL) » et de « Mon cahier d’écriture  (CP) » (ouvrages co-édités par Michel Lafon et KN (Kaba Ngondo) s’inspireraient un peu trop de la « Méthode Florès Gong-Nota ». À écouter Tchoubou Gong Nota Moussa, Ferdinand Nana Payong s’est approprié la Méthode Florès Gong-Nota.

À bien l’écouter encore, le patron des éditions KN était impliqué dans le volet marketing du concept projet. Ce dernier est décrit par son inventeur comme, « fruit d’une recherche ayant permis de décrypter et de démontrer que sur la base de 4 familles de signe (le trait vertical, horizontal, oblique à droite, oblique à gauche, le crochet debout à droite, debout à gauche, en bas à droite et en bas à gauche, la courbe fermée, ouverte à droite, ouverte à gauche et le point) qui, permettent d’écrire toutes les lettres(script et cursive) en majuscule, minuscule, les chiffres et les symboles ».

Tchoubou Gong Nota Moussa ajoute que « la pratique de cette méthode consiste à combiner ou associer ces signes très élaborés pour obtenir chaque lettre et chiffre, dans une phase méthodologique dite combinatoire. De par son originalité et dans le processus de sa vulgarisation, instruit par les différents Ministres, toute la chaine pédagogique a bénéficié d’une formation en cascade sur l’ensemble du pays. l’UNESCO, le CNE/MINRESI, le ministère de l’Éducation de base, de l’Enseignement secondaire ont recommandé sa large diffusion et son introduction dans le système éducatif. Validée par la Commission Nationale du Livre et Manuels Scolaires, c’est donc au plus fort de cela que nos contrefacteurs, ont repris dans leur livre les différents signes, pour en faire une démarche propre à eux et pour une exploitation suite aux multiples formations que nous avons faites sur l’ensemble du territoire ».

Ferdinand Nana Payong dont l’attitude semble indiquer qu’il se méfie de tout ce qui ne peut pas être vérifié à la vue et au su de tous, a préféré garder le silence malgré nos multiples sollicitations. Entre temps, « le CNAMSMD n’en est pas informé », renseigne Marcellin Vounda Etoa, son secrétaire Permanent. Sauf que, entre amis à cette époque moderne, on dit toujours que tout s’écoute, tout s’observe et tout se sait.

JRMA

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