Investissements : Le Pairiac comme catalyseur en Afrique centrale

C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les participants à l’atelier de Douala. Parmi ceux-ci, l’Union européenne.

Le Pairiac appelé à jouer un grand rôle dans la mobilisation des partenaires

La vocation d’un État est d’avoir plusieurs accords commerciaux qui fonctionnent en même temps. Plusieurs accords commerciaux engagent les pays à différents niveaux : au niveau régional et au niveau extrarégional. Seulement, « il ne faut pas que ça devienne plus complexe à comprendre parce qu’on a déjà des problèmes au niveau de l’APE. Il faut que les PME comprennent bien les dispositions, car elles peuvent leur apporter des avantages. Nous essayons d’éviter que la Zlecaf crée une complexité supplémentaire et qu’on montre bien même que l’ensemble revient finalement à la chose pour les entreprises. C’est une obligation à la compétitivité de respecter un certain nombre de règles et d’exigences», affirme Philippe Tokpanou, expert Cemac.

Une des grosses préoccupations du Pairiac est dès lors de trouver une logique à toute cette régulation. «C’est le mais que nous avons recherché en y allant par thématique. Ça nous permet de toucher à plusieurs objectifs. L’investissement est au cœur des projets. Ce que nous visons en bout de chaîne c’est d’augmenter les investissements de la région. Une grande partie de ce qui est fait en matière d’investissement se base sur la création d’une banque de projets mûrit. L’avantage de l’APE c’est que les exigences européennes sont parmi les plus difficiles à rencontrer, surtout sur les normes sanitaires et phytosanitaires. Cette question de normalisation et de standardisation est importante dans un exercice de compétitivité», explique encore l’orateur.

L’Union européenne souhaite « appuyer sur l’initiative du Pairiac. Et par appui et fondamentaux, on parle de compétitivité, de chaînes de valeur… Toutes ces problématiques qui sont fondamentales, surtout pour les petites entreprises, peuvent bénéficier aux différents pays», explique Patrick Illing, représentant de l’UE. Et de poursuivre : « l’UE souhaite avancer et le Pairiac illustre cette approche. Sur le volet d’assistance technique, il y a déjà un appui avec l’Ohada de 800.000 d’euros. Effectivement, ça concerne les pays qui sont généralement de l’Ohada, mais ça fait partie de ce circuit de sa mise en place». Toujours selon le représentant de l’UE, « on réagirait donc à l’attention de tous les participants. On a vraiment besoin de plus d’informations et d’investissements un peu par rapport au processus.

L’expert Cemac, Philippe Tokpanou, admet pour sa part qu’« en matière d’intégration régionale, c’est vrai que l’Afrique centrale est une des régions les plus en difficulté dans le cadre de la mise en place des instruments de facilitation des échanges et de concrétisation ». Pour ce dernier, les difficultés en Afrique centrale se ressentent sur la statistique. « Les statistiques sont un problème. Sans base statistique avérée solide sur l’activité économique de la région, c’est difficile de pouvoir s’organiser si vous n’avez pas de données de référence organisées sur ce que peuvent être les indicateurs dans lesquels vous allez. La question du transport de la connectivité entre les États est plus importantes qu’ailleurs ». De ce point de vue, il est important aujourd’hui de « mutualiser les efforts, les énergies qui sont réelles dans la région pour pouvoir faire passer le niveau des échanges intrarégionaux aux alentours des 3% où il est en Afrique centrale pour rejoindre la moyenne de 11% sur le continent africain. Il y a le défi de la Zlecaf qui est là et c’est essentiel pour l’Afrique centrale d’organiser sa compétitivité pour le pouvoir obtenu de jouer son rôle dans le cadre de cette Zlecaf », plaide l’expert Cemac.

Pour le Cameroun en particulier, l’Accord de partenariat économique, au vu des capacités du secteur privé camerounais, lui donne un rôle particulier dans la compétitivité de toute la région Afrique centrale.

Diane Kenfack

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