Interdiction de l’exportation des grumes: Congo et Gabon font cavalier seul

Le Congo (Brazzaville) vient résolument de donner un coup d’accélérateur à la transformation locale de son bois. La conséquence la plus visible de cette option gouvernementale est que le Port de Pointe-Noire n’accepte plus depuis ce 1er janvier 2023, d’exportations de bois sous forme de grumes. «Les exportations de ce matériau en provenance du Congo ne portent plus désormais que sur des produits semi-finis ou finis». Ainsi qu’ont pu le constater nos confrères de Afrik21.

La décision constitue clairement une liberté prise par rapport à la décision du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). Les ministres avaient en effet convenu au cours de la dernière session tenue à Yaoundé le 28 octobre dernier, de reporter l’entrée en vigueur de cette mesure. Certains pays à l’instar du Cameroun évoquaient alors la conjoncture internationale et sous-régionale, ainsi que les pertes fiscalo-douanières liées à son application. Elles sont évaluées par les autorités camerounaises à hauteur de 80 milliards FCFA. Un manque à gagner considéré en l’état comme inenvisageable par le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze.

Mais sans attendre la tenue (annoncée comme imminente) du prochain Sommet des chefs d’État, seule instance encore à même de revenir sur cette décision, le Congo a fait le choix de se lancer seul. Il rejoint ainsi le Gabon engagé dans cette dynamique depuis 2010. Les autorités de ce pays de la Cemac font entre autres valoir leur détermination à «permettre au secteur forestier congolais et plus largement aux industries du secteur, d’augmenter leurs contributions au Produit intérieur brut (PIB) et donc d’élargir les recettes de l’État». Il devrait en résulter une grande plus-value en termes d’emplois locaux et de revenus.

TAA

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