Intégration : le secteur routier aux petits soins

L’Afrique centrale a fait d’énormes progrès ces dernières années en matière d’infrastructures routières. Mais elle doit encore faire mieux si elle veut atteindre son objectif d’intégration sous-régionale.

 

Consciente de cette réalité, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a décidé de passer à l’offensive. L’institution a annoncé, le 16 janvier dernier, l’organisation dans les prochaines semaines, le 19 mars précisément, d’une table ronde dédiée au secteur de la route. La rencontre de Brazzaville, placée sous le haut patronage de Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, portera sur «le financement de projets majeurs d’infrastructures dans la région, notamment en République centrafricaine, au Tchad, au Congo et en République démocratique du Congo», a révélé Marie Thérèse Chantal Mfoula, secrétaire générale adjointe de la CEEAC.

Les organisateurs de la table ronde de Brazzaville espèrent de la sorte lever des fonds. En cela, ils peuvent déjà compter sur la participation de la Banque africaine de développement (BAD). La mobilisation portera sur le financement de trois projets phares dont la réalisation s’étalera sur dix ans et précisément sur la décennie 2020-2030. Les projets déjà identifiés concernent le pont-rail reliant Kinshasa (RDC) à Brazzaville (Congo); la route Ouesso-Bangui-Ndjamena, ainsi que des travaux d’aménagement fluvial. La rencontre du 19 mars prochain en terre congolaise sera également l’occasion «de passer en revue le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC) et d’en mesurer l’impact», a également indiqué la responsable de la CEEAC. Le Plan en question a été conçu en 2004 pour connecter entre elles les 11 capitales des pays membres.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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