Intégration sous régionale : la BAD a un plan pour l’Afrique centrale

Le Document de stratégie d’intégration régionale a été adopté le 15 avril 2019, au cours du Conseil d’administration de l’institution financière africaine.

Le siège de la Banque africaine de développement.

La Banque africaine de développement (BAD) a entériné le Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale (DSIR), approuvant ainsi les opérations multinationales de la Banque dans cette région sur la période 2019-2025. C’était le 15 avril dernier lors du Conseil d’administration qui s’est tenu au siège de l’institution à Abidjan, Cote d’Ivoire.

Pour développer la sous-région, le DSIR va s’appuyer sur deux éléments essentiels  : « le premier renforce les infrastructures régionales (car axé sur les réseaux d’électricité, les transports et les TIC), tandis que le second permet d’apporter un soutien aux réformes du développement des échanges commerciaux intra-régionaux et des investissements transfrontaliers ; il contribue également au renforcement des capacités institutionnelles des organisations régionales, en particulier celles de la CEEAC et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) », apprend-on de la BAD.

La stratégie de la BAD en Afrique centrale se base  également sur le fait que « sur le plan géographique, l’Afrique centrale représente le point de connexion du continent, car elle partage ses frontières avec toutes les autres régions. La paix civile et les progrès économiques, sociaux et politiques de la région reposent sur les promesses plus larges d’une coopération continentale et d’une intégration économique ».

Selon Ousmane Doré, directeur général du bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique centrale de la Banque, « L’Afrique centrale dispose de ressources pétrolières importantes, de réserves de métaux précieux et de minerais, d’énormes ressources transfrontalières en eau et du plus grand potentiel hydroélectrique du continent. L’application de la stratégie d’intégration pour l’Afrique centrale encouragera les autorités régionales et nationales à veiller à ce que les programmes et les initiatives transfrontaliers soient intégrés à la planification et à l’administration des ressources publiques ».

Il faut dire que le DSIR 2019-2025 s’appuie sur les enseignements tirés de la mise en œuvre d’initiatives de développement régional antérieures. Pour la BAD, le document « énumère également les projets de la Banque destinés à accélérer les échanges commerciaux intra-régionaux, la croissance économique inclusive et la mutation structurelle de la région de l’Afrique centrale ».

Le DSIR est orienté vers les sept pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) – Cameroun, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, République démocratique du Congo (RDC) et République centrafricaine –, qui regroupent une population totale de quelque 130 millions de personnes.

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