Intégration numérique: Tout est à faire en Afrique centrale

En l’absence d’un écosystème numérique intégré, le développement de l’infrastructure du numérique est disparate. De fait, la sous-région reste  peu compétitive en la matière.

Les officiels à la cérémonie d’ouverture.

L’accès au numérique favorise une croissance du PIB (Produit intérieur brut) de plusieurs points. Malheureusement, «l’Afrique est encore sous le joug de la fracture numérique. L’appropriation et la maitrise des Technologies de l’information et des télécommunications (TIC) constituent un préalable indispensable pour amorcer un saut qualitatif vers la voie de développement», reconnait la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications.

Minette Libom Li Likeng, s’exprimant ainsi pendant la conférence sous-régionale sur le développement de l’économie numérique pour les pays d’Afrique centrale, continue: «En dépit de l’essor de la téléphonie mobile et nonobstant l’importance des investissements réalisés à ce jour dans chaque pays, le niveau d’utilisation des TIC par les populations et les entreprises locales en Afrique centrale demeure très limité. Il en est de même de la vulgarisation et de l’appropriation des TIC». Le développement hétéroclite de la numérisation dans les pays pourrait faire jaillir des clivages.

Les études faites sur le terrain révèlent par ailleurs un développement disparate de ce secteur selon les pays: le taux de connexion de certains pays de la sous-région et l’accès aux réseaux à haut débit restent très faibles. Pour le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), «il s’agit donc pour les Etats d’élaborer des stratégies communes, propres à atténuer le risque que la numérisation de l’économie aggrave les clivages existants, et crée de nouvelles disparités». Les solutions à cette situation sont immatérielles et physiques.

Infrastructure immatérielle

Le premier niveau de réponse est la détermination d’un corpus d’encadrement. C’est l’avis de la ministre camerounaise: «l’économie numérique évolue à un rythme rapide, mais très variable. Pour qu’aucun pays ne soit laissé à l’écart, le renforcement de la coopération sous-régionale est nécessaire, afin d’apporter l’appui voulu aux pays qui en ont besoin».

Pour Nii Quaynor, «l’Afrique centrale ne devrait pas courir le risque d’être une cathédrale sans plan en matière de numérique». L’expert ghanéen estime que le principal défi pour la région est la détermination d’une stratégie intégrée de long terme sur laquelle viendront se greffer les lois et plans stratégiques nationaux. Le paysage architectural lui donne raison.

Seuls deux à trois pays ont érigé une stratégie à l’échelle nationale: le Cameroun, le Gabon et le Rwanda. Il y a donc urgence à faire converger l’ensemble des instruments qui naitront à la suite de cette première conférence de l’UIT. Le Rwanda, par la voie de son représentant à la conférence de Yaoundé, insiste sur l’importance de la formation. Selon lui, le fait que l’apprentissage soit optionnel et davantage scolaire fait que l’on se trompe d’enjeu. Il faut mettre l’accent sur l’ingénierie des TIC.

Infrastructure physique

Dans sa leçon inaugurale à la conférence sur le développement du numérique pour les pays de l’Afrique centrale, le Pr. Jean Emmanuel Pondi révèle qu’entre 1990 et 2016, le taux de pénétration du téléphone mobile est de 344% en Afrique. Pourtant, l’Afrique elle-même n’en fabrique que très peu. Des téléphones utilisés dans un continent arrosé à 51% par le réseau mobile.

Internet est lui utilisé à 40% selon les chiffres de l’UIT. En Afrique centrale, l’UIT estime que 50% des populations utilisent un téléphone et seulement 35% ont une connexion internet continue. Il est donc urgent, suggère le Secrétaire Général de l’Union africaine des radios télécommunications (UAT) de développer des infrastructures de large bande, le capital humain, la recherche et l’innovation.

Pour le Jean Emmanuel Pondi, le problème en Afrique centrale est certes l’infrastructure, mais il est crucial de développer des contenus numériques intéressants pour les populations de la sous-région. Ainsi, il propose aux startups d’adapter leurs contenus à l’environnement et aux modes de vie ou de consommation des citoyens. Il propose en outre que la numérisation s’applique aux petites et moyennes entreprises (PME) et à l’administration en priorité.

L’Afrique centrale veut réussir sa transition digitale. Région à mobilité laborieuse, elle veut capitaliser sur les outils technologiques pour dynamiser le développement des pays membres et son processus d’intégration. Yaoundé vient de servir de laboratoire à penser pour ce dessein.

L’architecture de la digitalisation est immense. La feuille de route montre qu’un travail de fond est à engager. Il intègre l’adoption de règlementations et stratégies adaptées aux niveaux national et régional, le développement de l’infrastructure numérique et la promotion des prouesses techniques par des incitations.

Soit le triptyque : infrastructure, innovation et inclusion. Comment capter le dividende du numérique pour améliorer les résultats économiques ? Décryptage à la lumière de la conférence sous-régionale sur le développement de l’économique numérique pour les pays d’Afrique centrale, organisée à Yaoundé du 23 au 26 mai dernier, sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications (UIT), avec l’accompagnement du ministère camerounais des Postes et Télécommu-nications.

Zacharie Roger Mbarga

 

Déchets du numériques: L’Afrique centrale

L’industrie du numérique est également un danger pour le développement durable. Il n’y a qu’à voir les objets et les appareils jonchant les décharges et les voiries.

 

les déchets numériques diminuent les richesses écologiques

L’importation des machines électroniques d’un certain âge constitue un danger lointain. Ces machines «en fin de carrière», vendues dans des brocantes des villes de la sous-région, viennent des trottoirs et décharges de pays occidentaux. Où la taxe de recyclage est perçue par les administrations compétentes lors de la vente de l’appareil neuf. L’absence d’industrie de recyclage en Afrique centrale handicape fortement la capacité d’adresser cette situation dans la sous-région.

Par le nombre sans cesse croissant d’ordinateurs, de Smartphones, de tablettes, écrans et autres consoles de jeux vidéo, les TIC contribuent de manière conséquente à la consommation en énergie des ménages et des entreprises, et donc au réchauffement climatique. Lors de leur fabrication, les TIC consomment d’énormes quantités de combustibles (plus de 10 fois la masse du produit fini) ainsi que des tonnes d’eau claire, notamment pour le traitement du silicium.

Pendant leur utilisation, les TIC requièrent beaucoup d’énergie. Ceci est accentué par de nombreuses et lourdes mises à jour qui prennent du temps de calcul. Une utilisation non responsable peut aussi augmenter significativement la consommation et donc la facture d’électricité. Aujourd’hui, avec l’avènement de l’ère informatique, plusieurs centaines de millions d’ordinateurs sont remplacés chaque année. Et une grande partie des déchets est enfouie sous terre.

Certains déchets sont envoyés illégalement en Asie ou en Afrique dans des conteneurs soi-disant destinés au réemploi des TIC (matériels d’occasion). L’UIT estime à 150.000 tonnes (de déchets électroniques potentiels) qui sont exportées chaque année vers les pays du Sud par les pays de l’UE. Ils atterrissent alors dans des décharges à ciel ouvert, rejetant de nombreuses substances polluantes dans l’atmosphère et dans le sol, infiltrant parfois les nappes phréatiques.

L’Afrique centrale est encore dans l’incapacité de mesurer le stock de déchets numériques qu’elle accumule. Ici, certains déchets électroniques brûlés projettent une fumée polluée au monoxyde d’azote et au dioxyde de soufre. Cette fumée provoque des nuages noirs qui causent les pluies acides. Celles-ci, au contact de la peau, engendrent des maladies.

Santé en danger

Les pluies acides entrainent des maladies de la peau, du cerveau et des poumons. Sur le cerveau, la présence d’aluminium et de plomb dans l’eau (pluie, piscine, eau de consommation et de bain) peuvent endommager le cerveau et le système nerveux. L’impact sur les poumons est lié à l’inhalation de nombreux polluants de l’atmosphère.

Ces polluants peuvent engendrer l’asthme et autres allergies. L’organisme absorbe facilement le monoxyde de carbone qui l’empêche de prendre tout l’oxygène dont il a besoin. En outre, l’ozone des villes peut provoquer des douleurs aux yeux, au nez et à la gorge.

Recyclage

L’option soulevée par les experts, pour empêcher la prolifération des déchets du numérique et leur impact, est la prise de mécanismes régionaux et intégrés. Il est suggéré de règlementer les conditions d’importation des machines électroniques. Au-delà de deux années de vie, la règlementation devrait interdire l’entrée d’appareils électroniques dans l’espace régional.

Autre solution, la promotion d’un capital humain compétent en ingénierie électronique. Enfin, créer des entreprises de recyclage des déchets du numérique à l’échelle nationale ou régionale (comme dans le cas de l’Union Européenne).

Zacharie Roger Mbarga

 

Les recommandations de conférence sous-régionale sur l’économie numérique pour les pays d’Afrique centrale

Au terme des travaux, la conférence sous-régionale sur l’économie numérique pour les pays d’Afrique centrale organisée par l’UIT du 23 au 25 mai 2018 au palais des congrès de Yaoundé, sur le thème: «Economie numérique en Afrique centrale: états des lieux et défis dans un monde globalisé», recommande les actions suivantes :
– La signature de l’engagement de Yaoundé ;
– L’adoption d’une vision intégrée des Etats sur le numérique ;
– Le développement d’une infrastructure d’interconnexion sous régionale de qualité ;
– La production des contenus locaux ;
– La mise en place d’une plateforme africaine numérique de services ;
– La numérisation de la chaine PME-PMI-Administration ;
– L’adaptation de la formation et le renforcement des capacités aux exigences du numérique ;
– La coordination et la lutte concertée contre la cybercriminalité ;
– La protection des données à caractère personnelle, en procédant à des aménagements juridiques et règlementaires ;
– L’adoption des politiques et des stratégies appropriées basées sur les expériences d’autres pays ;
– L’élaboration et l’harmonisation des politiques de gestions des déchets ;
– La sensibilisation des populations sur l’usage des terminaux mobiles ;
– L’encouragement des Etats de la sous-région à mettre en place une stratégie nationale en faveur de l’inclusion financière ;
– La sensibilisation des populations et toutes les parties prenantes à l’usage et à la maitrise de l’inclusion financière notamment la culture de l’épargne ;
– La création des plateformes de commerce électronique ainsi que des services en ligne ;
– L’éducation et la sensibilisation des populations sur les effets bénéfiques des technologiques de blockchain ;
– La sensibilisation des banques centrales africaines et des gouvernements sur les avantages de cette technologie ;
– La facilitation de l’accès au financement aux jeunes entrepreneurs;
– L’exploration du secteur informel qui pourrait être un véritable gisement de levée de fonds pour les startups ;
– La mise en place des points d’échanges internet et leur mutualisation, afin de créer un écosystème sous-régional et de réduire les couts du trafic internet entre les Etats membres ;
– La création d’un comité sous-régional de mise en œuvre du roaming ;
– L’adoption des stratégies communes pour la réduction des tarifs et la mise en œuvre d’accord d’itinérance sur les réseaux mobiles ;
– La création d’un observatoire de veille au respect de la règlementation communautaire en matière de roaming ;
– La mise en œuvre de la décision des ministres des télécommunications/TIC des Etats membres de la CEEAC visant l’harmonisation et la baisse des tarifs du roaming ;
– L’élaboration et la mise en œuvre d’un MoU régional qui règlemente les aspects techniques, tarifaires et juridiques d’un roaming ;
– La mise en place d’une zone unique qui régisse les directives, règlements et décisions contraignants pour les pays membres ;
– L’adoption des politiques publiques de marché unique ;
– L’harmonisation des règlementations et des législations nationales des TIC ;
– L’adoption d’une régulation multisectorielle des domaines ou secteurs coexistant ;
– La convocation d’une réunion de relance des activités de l’ARTAC du 6 au 7 aout 2018 dont mandat a été donnée à la république de Guinée ;
– La prise en compte par l’ART du Cameroun du rappel de l’ARCEP du Tchad pour la signature de l’accord de coordination Tchad-Cameroun révisé ;
– La mise en place d’un groupe de travail sous-régional pour la préparation de la CMR-19 lors de la réunion de l’ARCEP de Malabo ;
– La mise en place d’un groupe de travail sous-régional pour la mise en œuvre des recommandations relatives à la coordination des fréquences aux frontières ;
– L’extension de l’accord de coordination de Maroua sur toutes les autres fréquences susceptibles d’avoir une incidence préjudiciable ;
– L’invitation des autres pays de l’Afrique centrale à suivre l’exemple de l’accord de coordination Tchad-Cameroun ;
– La prise en compte de la dimension de la qualité d’expérience dans l’évaluation de la qualité de service.

 

Electricité: L’Afrique broie du noir

Le secteur de l’énergie sur le continent continue de faire face à des défis liés notamment à la faiblesse de la capacité de production et du rendement, à des coûts prohibitifs, au caractère instable et aléatoire de l’approvisionnement et à l’accès très limité à cette ressource.

Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africain.

En matière de ressources, l’Afrique dispose de 10 % des réserves hydrauliques mondiales exploitables, 10 % des réserves prouvées de pétrole, 8 % de celles de gaz et de 6 % de celles de charbon. A cela s’ajoute un énorme potentiel photovoltaïque dans les deux zones tropicales, les gisements géothermiques du Rift et les capacités éoliennes d’une quinzaine de zones côtières. Cerise sur le gâteau, l’Afrique subsaharienne est recouverte de 60 % des terres arables non encore cultivées au niveau mondial, soit un gigantesque potentiel en biomasse.

En revanche, le tableau de l’énergie disponible, particulièrement de l’énergie électrique, est nettement plus inquiétant. Ainsi, la capacité de production totale d’électricité de l’Afrique s’élève à 114 GW, ce qui correspond à peu près aux 120 GW de la France qui compte 65 millions d’habitants. Pire, si on exclut l’Afrique du Sud du total, les 860 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne ne disposent plus que de 74 GW, capacité comparable à celle du Royaume-Uni.

En dépit de nombreuses interventions au cours des 10 dernières années, la fourniture en électricité (toutes sources confondues) demeure déficitaire. Selon les données de la Banque mondiale (Global Electrification database), seulement 42,81% de la population d’Afrique subsaharienne reçoit de l’électricité. Avec l’Afrique du nord, le pourcentage pourrait atteindre la barre des 50%. Car l’Afrique du nord et le Moyen – orient cumulés fournissent l’électricité à 98,0% de leurs populations selon l’institution de Bretton Woods.

La disproportion est identique entre les pays, car certains disposent de plus d’infrastructures que d’autres. Dans de nombreux pays africains, les infrastructures électriques en particulier semblent être en inadéquation avec les enjeux actuels. Même dans les pays disposant de systèmes énergétiques modernes, comme l’Afrique du Sud, les déficits énergétiques continuent d’affecter négativement le produit intérieur brut du pays. La demande énergétique connaît une croissance remarquable dans la région.

Elle a augmenté de 45% entre 2000 et 2012, mais ne représente toujours que 4% de la demande mondiale totale. En dépit de cette croissance de la demande, il y a la détérioration entre l’offre énergétique et la demande, en particulier dans les zones rurales et dans certains centres urbains. Cette situation des infrastructures énergétiques en Afrique ne saurait favoriser un développement porteur de transformation du continent.

Interconnexion

Une évaluation du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) démontre que l’Afrique doit consacrer 68 milliards de dollars par an jusqu’en 2020 en investissements en capital et à la maintenance. La Banque mondiale estime à 40 milliards d’euros par an d’investissement pendant 10 ans pour rattraper le retard et accompagner la croissance de la demande.

L’institution financière estime également que chaque euro investi dans le système électrique sera susceptible de créer 15 euros de PIB supplémentaire. L’enjeu est donc clairement économique, social et environnemental pour toute l’Afrique; et de sa réussite dépend sans doute aussi une partie de la stabilité géopolitique de ce continent.

Autre problème, les infrastructures de transport d’électricité sont très limitées tant géographiquement qu’en termes de puissance. Une seule grande interconnexion devrait relier l’Afrique du Sud à la RCA, mais elle n’est encore qu’au stade de projet. De surcroît, l’âge moyen des équipements atteint 44 ans voire 60 ans pour certains. Ce qui explique leur manque de fiabilité, des pannes répétitives, aggravées par les phénomènes climatiques de la saison des pluies.

A ce tableau s’ajoutent des standards techniques qui ne sont pas identiques entre les Etats (voltage, normes des matériels) et environ un quart des capacités qui sont, tout simplement, hors d’état de fonctionner. Enfin, le dernier point à prendre en compte est celui du déséquilibre géographique. L’Afrique du Sud et l’Egypte possèdent à elles seules 65 % des capacités de productions du continent, ce qui, a contrario, signifie que 33 Etats disposent de capacités inférieures à 500 MW (l’équivalent d’une centrale unique de charbon) et que 11 Etats n’ont même pas 100 MW (soit l’équivalent d’une trentaine d’éoliennes).

Le rapport préliminaire présenté devant le Comité des représentants (Corep) de l’UA indique que la stratégie d’harmonisation des cadres réglementaires en Afrique vise à «mettre en place un marché de l’électricité pleinement intégré, compétitif et harmonisé afin d’accélérer le développement de l’Afrique et d’améliorer l’accès à l’électricité pour les Africains». Elle repose sur la réforme des architectures nationales de l’électricité afin que les cadres politiques, juridiques, réglementaires et institutionnels nationaux soutiennent le commerce transfrontalier de l’électricité avec des tarifs reflétant la compétitivité des coûts.

Ce qui suppose «l’adoption des politiques régionales et les mécanismes régionaux de financement pour la facilitation du commerce régional de l’électricité» indique le rapport préliminaire. Les Etats doivent ainsi tous adhérer aux pools énergétiques régionaux. Une unité de coordination continentale assurera la convergence des dispositifs régionaux. Elle devrait être intégrée à la Division de l’Energie du Département des Infrastructures et de l’Energie de la Commission, et que son mandat ne devrait pas faire double emploi avec d’autres institutions, y compris l’agence du Nepad.

Défis

Une phase pilote débutera au mois de juin prochain et concernera deux pools d’énergie et une ligne de transmission comme projet pilote. «Elle sera menée parallèlement à une formation intensive des institutions nationales et régionales concernées par le commerce régional de l’électricité, à savoir les pools énergétiques, les services d’électricité, les gestionnaires de réseaux de transport, les autorités nationales de régulation et les ministères de l’Energie des États membres». Pour ce qui est de la méthode du tarif de transport, ce sera celle de «MW-km avec flux de charge». Celle-ci base le tarif sur la distance de transmission supportée par les études de flux de charge.

Entamé depuis 2015, le programme relatif au cadre réglementaire harmonisé des marchés de l’électricité a jusqu’à présent été possible grâce au soutien financier et technique de l’UE. Concrètement, le programme a été élaboré en collaboration avec l’Union européenne (UE), dans le cadre de la Facilité d’assistance technique de l’UE (EU-TAF). Pour Moussa Faki Mahamat, «étant donné l’importance du programme pour l’intégration continentale et la compétitivité de l’Afrique, il est nécessaire de diversifier les sources de financement et, en particulier, d’accroître l’autofinancement par les États membres».

L’achèvement de la mise en place des infrastructures physiques reliant différents marchés et pools énergétiques est également crucial. Les retards considérables observés dans plusieurs interconnexions régionales démontrent le rôle prépondérant des États membres et des CER. Si le rapport est validé, il pourrait être évalué lors du prochain sommet de l’UA en juillet prochain à Nouakchott (Mauritanie).

Zacharie Roger Mbarga

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