INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

Instrumentalisation du « 8 mars » : Agora Transformateur en zone Cemac dénonce

Spécialisée en entreprenariat et humanitaire, cette association internationale est en ordre de marche contre les barons voleurs dont le rôle pernicieux autour de la Journée internationale des droits des femmes va grandissant en Afrique centrale. 

En matière d’initiatives entrepreneuriales féminines en Afrique centrale, le bilan invite clairement à repenser les politiques et les outils d’analyse plus fins pour faire le point sur la contribution réelle que peut avoir la femme dans l’économie sous régionale. C’est la « feuille blanche » pour laquelle milite le Bureau sous régional de l’« Agora transformateur en zone Cemac ». Cette association internationale qui fait dans l’entreprenariat et l’humanitaire a, le 30 janvier dernier à Yaoundé, réfléchi sur le développement de nouvelles approches permettant de mobiliser le monde des affaires sur les écueils auxquels se heurtent l’entreprenariat féminin en Afrique centrale. Placés sous la coordination de Mme Michèle Florence Dikoume, les travaux ont prêté la plus grande attention à certaines dérives.  « Au rang de ceux-ci figurent la vulnérabilité financière, le difficile accès au crédit, les limites académiques et l’informel prégnant », précise la présidente exécutive de l’Agora.

Selon Mme Michèle Florence Dikoume, un autre débat s’ajoute et se superpose à ces questions. « C’est celui de la récupération de la Journée internationale des droits des femmes par d’aventuriers non qualifiés à la tâche, qui ont versé dans la prédation auprès des bailleurs de fonds et autres mécènes déstructurant au passage cette noble activité ». « Ils s’embourgeoisent au détriment des bénéficiaires. La désorientation des objectifs de cette Journée commémorative par des interventionnismes en tous genres souvent en inadéquation avec les objectifs de départ. Les fondamentaux s’en retrouvent ainsi galvaudés par certains lobbies pouvoiristes. La récupération n’a d’égal que l’égarement dont font preuve une pléiade de femmes le 8 mars, journée à elles consacrée ». Exprimant son regret, l’internationaliste pense que de telles dérives qui tutoient la pédagogie et le bon sens, détournent non seulement la gent féminine de son seul objectif légitime de maximisation de sa valeur économique à long-terme, lui faisant ainsi courir un risque, mais retarde in fine aussi le progrès social.

Jean-René Meva’a Amougou

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