Initiative : S.E. Wang Yingwu, VRP du projet «La Ceinture et la Route»

Sur l’antenne de la télévision publique, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun a décliné la palette d’avantages de ce programme promu par Beijing.

A chacun des déplacements du président camerounais vers la Chine, au moins une image forte prend place dans l’album-souvenir des relations entre Yaoundé et Beijing. Dans la capitale chinoise, où il prend part aux travaux du 3e sommet du Forum de coopération Chine-Afrique (Focac), Paul Biya a signé, le 31 août dernier, deux accords de coopération. Il s’agit d’un mémorandum d’entente sur l’initiative chinoise de la « Ceinture et la Route » (encore appelée «Nouvelle route de la soie») et d’un accord de coopération technique et d’assistance avec l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, l’hôpital régional de Buea et l’hôpital de Mbalmayo.

Effets induits

En prélude à la signature du premier accord, S.E. Wang Yingwu, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun, a été sans détour. « L’initiative “La Ceinture et la Route” offre au Cameroun une opportunité en or de renforcer son intégration sous-régionale et continentale d’une part, et de poursuivre durablement sa croissance économique d’autre part », a dit le diplomate dans une interview accordée à la Cameroon Radio Television (CRTV) le 29 août 2018.

Sur le même média, le diplomate a mentionné que « La Ceinture et la Route », promue par son pays, est un projet qui aura un impact sur des millions de citoyens camerounais, « tant il est vrai que son approche globale tient compte des aspirations et des stratégies de développement mises en œuvre par les autorités de Yaoundé ». A l’en croire, beaucoup d’espoirs reposent dans ladite initiative, capable d’entraîner une transformation structurelle au Cameroun et en Afrique centrale. « L’initiative “La Ceinture et la Route” offre une opportunité unique à plusieurs pays parmi lesquels le Cameroun, de profiter de l’expérience de la Chine pour devenir la nation la plus compétitive dans la fabrication de marchandises à l’échelle mondiale », a appuyé l’ambassadeur chinois en poste à Yaoundé.

Pour Pékin, il ne s’agit pas d’un programme d’aide, mais bien d’un projet commercial visant notamment à redynamiser des circuits commerciaux partant de la Chine vers le reste du monde. Le Cameroun figure parmi les soixante pays concernés par cette initiative dont le coût est évalué à près de dix milliards de dollars. S’étalant sur la période 2018-2023, cette collaboration concernera l’aménagement ou la construction d’infrastructures pour les zones économiques spéciales, les zones de libre-échange, l’agriculture ou encore le tourisme. Outre la construction de nouvelles infrastructures pouvant assurer le flux commercial entre les deux pays, la coopération dans le cadre de l’initiative chinoise permettra également de reconsidérer le parc industriel du textile et de la construction, les échanges d’expériences et de renforcement de capacité.

Jean-René Meva’a Amougou

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