Initiative : La Can 2019 pour promouvoir la filière bois

Baptisée « Sabade Can du bois 2019 », la seconde édition du Salon africain du bois, de l’artisanat, de la décoration et du développement local se tiendra au Cameroun en marge de la compétition continentale.

Profiter des projecteurs de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) que le Cameroun abrite l’année prochaine, pour mettre en lumière la filière bois. Tel est le pari des organisateurs Salon africain du bois, de l’artisanat, de la décoration et du développement local (Sabade). Pour ce faire, la 2e édition de ce salon se tiendra du 28 juin au 14 juillet 2019 afin de coïncider avec la plus grande fête du football continental. Rebaptisée pour la circonstance «Sabade Can du bois 2019», la plateforme de développement durable et de promotion de la croissance de la filière bois du Cameroun se déploiera dans les cinq villes qui abritent la compétition.

En plus de la promotion du savoir-faire camerounais, il sera question, informe l’ébéniste Jean Claude Dongmo Tanda, promoteur du salon, de plaider auprès des pouvoirs publics pour que les meubles achetés par l’Etat soient désormais fabriqués localement afin de générer de la valeur ajoutée. A en croire l’interprofession forêts-bois du Cameroun, plus de 30 milliards de francs CFA sont dépensés par an pour l’importation des meubles. «Alors qu’on pouvait créer facilement 500 000 emplois en un an, si nous réservons 10 à 20 milliards de ce marché à l’industrie camerounaise», soutient Sylvestre Lebell Nyeck Nyeck, président de l’interprofession forêts-bois du Cameroun.

L’autre enjeu, c’est l’utilisation du bois légal d’où le thème, «Faisons du bois l’avenir du Cameroun et de l’Afrique sans abattre un seul arbre». Selon les experts de la délégation régionale des forêts et de la Faune, le Cameroun exporte 100 milliards de m3 de bois et perd la même quantité chaque année à cause des coupes illicites, sauvages et désordonnées. D’où l’importance des ateliers et rencontres de sensibilisations sur l’usage du bois légal par les artisans locaux. « Si les artisans camerounais veulent voir leurs œuvres achetées et exportées durant le Salon africain du bois, de l’artisanat, de la décoration et du développement local, ces objets doivent subir un contrôle qui assure la légalité du bois et des dérivés qui en découlent. Car le bois coupé de manière anarchique dans les villages et les champs et dont les œuvres n’ont aucune autorisation ne seront point achetés », prévient d’ailleurs Jean Claude Dongmo Tanda.

 Alain Biyong (stagiaire)

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