Importations des huiles végétales: le Mincommerce met les opérateurs au pas

Luc Magloire Mbarga Atangana a, le 07 février 2018 à Yaoundé,  sommé  les chefs d’entreprises de se conformer à la réglementation en vigueur avant écoulement des oléagineux.

Luc Magloire Mbarga Atangana a, le 07 février 2018 à Yaoundé, sommé les chefs d’entreprises de se conformer à la réglementation en vigueur avant écoulement des oléagineux.
Le Mincomerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Dans le prolongement de la deuxième session du Comité de régulation de la filière des oléagineux (CRFHP), la salle de conférence du ministère du Commerce a, le 07 février dernier, servi de cadre à une réunion entre Luc Magloire Mbarga Atangana entouré de son staff, quelques responsables de supermarchés de la capitale, ceux de l’Agence des normes et de la qualité (Anor) et de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc). Les  discussions entre les différentes parties ont porté sur le phénomène d’invasion des marchés par les huiles végétales de mauvaise qualité.

Au cours de la rencontre, parole a été donnée à tous. Saisissant le prétexte pour rappeler ses missions (élaboration des normes, évaluation de la conformité et toutes actions de surveillance des marchés, élaboration des normes camerounaises etc.), l’Anor estime que des opérateurs économiques véreux développent de stratégies pour passer  entre les filets de contrôle des importations d’huiles végétales en territoire camerounais.

Examen

Au tour de Tagne Noubissi,  PDG de DOVV, de  se demander si les gens ne veulent-ils pas créer des spéculations, assécher les marchés. Les supermarchés, pense-t-il, ne sont pas intéressés par les huiles de mauvaise qualité et concourent à fidéliser les consommateurs  autour du « Made in Cameroon ». De l’avis de l’homme d’affaires, « les distributeurs  des huiles le font dans le noir, j’ai adhéré au Programme dévaluation de la Conformité avant embarquement-PECAE-mes conteneurs sont 3 fois fouillés au port, d’autres passent avec des huiles en toute liberté».

Comment leurs produits se sont retrouvés sur nos marchés s’interroge Luc Magloire Mbarga Atangana qui précise que « les textes seront impitoyables en la matière de fraude et de contrebande…les produits qui passent par la mafia, les réseaux souterrains, l’économie ne prospère pas, il faut lutter contre ces réseaux ». Pour le Mincommerce,   « l’importation n’est pas interdite, nous promouvons le consommons Camerounais, la loi sur le Commerce extérieure est votée par l’Assemblée Nationale…Mêmes les pays les plus libéraux ont des normes ; il y a des pays qui changent de normes quand il y a des cargaisons flottantes, le  refus des ventes est fortement prohibé».

Aux opérateurs économiques, le membre du gouvernement annonce : « vous allez recevoir  mes éléments dans les prochaines heures, dénoncez ceux qui vous demandent de l’argent, ne remettez jamais de l’argent entre leurs mains ».

Bien que d’autres chefs d’entreprises soutiennent que l’excès de normes tue l’entrepreneur camerounais dans l’œuf, il a été rappelé qu’il s’agit pour les pouvoirs publics d’appliquer la règlementation. « Je vous demande de traiter le mal à la racine, nous sommes sortis de la guerre des tranchées, l’Etat a intérêt à ce que l’entreprise vive « quand le gros maigri, le maigre meurt »  dit le Mincommerce en paraphrasant un proverbe chinois. Pour réussir cette bataille, le combat contre la corruption doit faire partie des priorités. Aux opérateurs économiques, le membre du gouvernement annonce : « vous allez recevoir  mes éléments dans les prochaines heures, dénoncez ceux qui vous demandent de l’argent, ne remettez jamais de l’argent entre leurs mains ».

 

Jean-René Meva’a Amougou

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