Immigration intra-africaine : Le Maroc régularise 23.000 Africains

Une opération exceptionnelle de régularisation des migrants a été mise en place en milieu de semaine dernière.

27 649 demandes de régularisation ont été traitées entre 2014 et 2015. Suite à cela, 23 096 personnes ont été régularisées, dont des mineurs non accompagnés et plus de 10.000 femmes.

Lors d’une conférence de presse à Rabat le 31 octobre dernier, Ahmed Lahlimi Alami, patron du Haut-commissariat au Plan marocain a expliqué, dans un document rendu public, qu’une «deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière» avait été lancée le 15 décembre 2016, pour une durée d’un an.

À la date du 31 décembre 2017, 28 400 demandes de régularisation, représentant 113 nationalités, ont été déposées par des migrants en situation irrégulière dans 83 provinces et préfectures du royaume.

Le Haut-commissariat au Plan (HCP) a mené une enquête sur la migration internationale en vue d’appréhender tous ses contours au Maroc. Dans sa relation de coopération avec l’Afrique, «le Maroc peut aussi inspirer plusieurs pays».
Le Maroc a été longtemps considéré comme un pays d’émigration, avant de devenir progressivement une destination pour des milliers de migrants subsahariens et arabes, venus volontairement, contraints par les conditions économiques ou politiques difficiles de leurs pays ou à la recherche d’un avenir meilleur.

Le royaume a d’ailleurs entrepris un vaste chantier de réformes de sa Stratégie nationale pour l’immigration et l’asile (SNIA). Cette stratégie qui vise à assurer une meilleure intégration des migrants (irréguliers, régularisés, réfugiés, demandeurs d’asile et toute personne étrangère en situation de vulnérabilité au Maroc) et une meilleure gestion des flux migratoires dans le cadre d’une politique cohérente, globale, humaniste et responsable. Toute chose qui renforce le leadership du Maroc sur les questions migratoires en Afrique et donne une suite éloquente au discours du roi Mohamed VI lors du sommet Union européenne-Union africaine de novembre 2017 à Abidjan (Côte d’Ivoire).

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