Huile de palme : Baisse de la production, hausse des bénéfices au Cameroun

La Société camerounaise des palmeraies engrange un gain de 13,7 milliards au cours du premier semestre 2023. Soit une hausse de 15,6% par rapport aux 11,8 milliards FCFA de bénéfices réalisés en juin 2022.

 

Selon le dernier rapport d’activité de cette agro-industrie, sa production d’huile de palme brute a régressé de 12,2% en glissement annuel. Elle est passée de 110 445 tonnes à fin juin 2022 à seulement 96 818 tonnes à la même période en 2023. Dans le même temps, la production des amandes de palmistes a également connu une baisse de 12,4%, passant de 23 516 tonnes à 20 589 tonnes entre les deux périodes susmentionnées. «Comme l’ensemble des entreprises, nous subissons une forte augmentation du coût des intrants agricoles, des acteurs de production et du loyer des terres», explique le Conseil d’administration de la Socapalm.

En dépit de ce fléchissement de la production, le chiffre d’affaires de l’entreprise quant à lui est en nette augmentation. Cet indicateur progresse de 7,4 milliards FCFA au premier semestre 2023, en hausse de 14,5% en glissement annuel. «Cette hausse est consécutive à l’augmentation du prix de vente homologué de l’huile de palme brute et une meilleure valorisation des palmistes, qui sont venues contrebalancer la baisse de la production en huile brute», justifie la Socapalm. «Nous parvenons toutefois à maintenir ce résultat grâce à une gestion rigoureuse de nos charges d’exploitation, ainsi qu’à l’amélioration des techniques agricole et industrielle», conclue la haute administration de la Socapalm.

Réajustement
Cependant, apprend-on d’une source interne à la filière huile de palme, un réajustement du prix de cession du produit de la Socapalm aux industries de transformation a été discrètement décidé au courant de l’année 2022. «Au cours d’une réunion du comité de régulation de la filière des oléagineux, la Socapalm a évoqué des difficultés de production en raison de l’installation massive des huileries artisanales dans les plantations villageoises. Face à cette réalité, il a été décidé que pour capter davantage les noix des plantations villageoises, la Socapalm devait relever son prix d’achat du kilogramme de noix de palme de 60 FCFA à 100 FCFA pour accompagner cet effort de relèvement du prix d’achat des noix auprès des planteurs. Il a également été décidé que le prix de cession de l’huile de palme brute de la Socapalm aux industries de transformation passe de 450 FCFA le litre à 550 FCFA», affirme la source.

Diane Kenfack

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