Guinée Equatoriale: le Cameroun rapatrie ses ressortissants

Une enveloppe de 125 millions FCFA a été mise à la disposition de l’Ambassade du Cameroun à Malabo pour les opérations de retour volontaire des compatriotes.

La première vague des Camerounais volontaires au retour de Guinée Equatoriale sont attendus ce lundi 31 octobre. Il s’agit de 52 personnes dont 48 adultes et quatre enfants, selon un communiqué de l’Ambassadeur du Cameroun à Malabo, Désiré Jean Claude Owono Menguele, datant du 29 octobre. « D’autres opérations similaires seront organisées en tant que de besoin, dans les prochains jours, à partir de Bata et de Malabo », y lit-on. Elles sont financées à partir d’une dotation de 125 millions FCFA accordée par le gouvernement.

Cette opération émane d’un projet gouvernemental initiée en novembre 2021 à la suite des expulsions massives de Camerounais enregistrées à cette période-là. 630 personnes ont émis le vœu de retourner dans leur pays d’origine. Le 19 octobre dernier, les autorités équato-guinéennes ont procédé à l’expulsion de contingents de Camerounais. selon l’ambassadeur, d’autres concitoyens sont « retenus au Complexe multisports de Malabo ». Une assistance en terme de vivres et de produits de première nécessité leur est fournie par la chancellerie.

« De même, la mission a entrepris de donner mandat aux présidents des communautés camerounaises afin de porter assistance à leurs compatriotes détenus dans le cadre des contrôles en cours« , mentionne-t-il.

Cette situation survient alors qu’est pendante une procédure en vue de l’obtention des titres de séjour des ressortissants camerounais en situation irrégulière. Le délais du 30 août a été fixé pour cela. 250 dossiers de personnes souhaitant prolonger leur séjour ont été transmis à Malabo le 17 octobre.   » Le 21 octobre, le ministère de la sécurité nationale a, par voie de presse, invité tous les étrangers en situation irrégulière en Guinée Equatoriale de quitter volontairement le territoire », explique l’ambassade ajoutant qu’elle a sollicité un délais supplémentaire pour mener à bien les opérations y relatives: « une période de grâce de trois mois à compter de la date de délivrance des nouveaux passeports biométriques récemment établis soit accordée pour permettre à leurs titulaires de se mettre en règle ».

 

 

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