« Grande marche » du MRC : la colère du gouvernement contre Maurice Kamto

Le ministre de l’Administration territoriale a prévenu que cette formation politique pourrait être interdite sur l’ensemble du territoire pour trouble à l’ordre public.

Maurice Kamto, le président du MRC.

Deux ministres pour montrer la colère du gouvernement. Paul Atanga Nji ministre de l’Administration territoriale (Minat) et René Emmanuel Sadi de la Communication (Mincom) sont montés au créneau, samedi 26 janvier, pour lancer un ultimatum au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). « Le Minat est en droit de prendre certaines mesures conservatoires. Et ces mesures conservatoires sont : l’interdiction de ce parti politique », a déclaré Paul Atanga Nji, au cours d’une conférence de presse.

Dans une posture qui se voulait ferme, le patron de la territoriale, « tutelle » des organisations et associations au Cameroun, a prévenu : « si jamais les indices concordants de perturbations de l’ordre public sont établis contre ce promoteur de parti politique, son parti politique peut être définitivement interdit sur l’ensemble du territoire national ».

« Ce promoteur de parti politique », c’est Maurice Kamto. Le président national du MRC a organisé une « grande marche » pour protester contre ce qu’il qualifie de « hold-up électoral ». Maurice Kamto se revendique en effet vainqueur de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Le MRC s’insurge également contre la gestion de la crise anglophone par le gouvernement et la gestion foireuse du dossier de la Can 2019.

Les partisans et militants du MRC ont battu le pavé dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam et Dschang entre autres. Des échauffourées avec les forces ont été enregistrées à Douala, où des manifestants ont été blessés par balle.

Cependant, le gouvernement assure « les forces de l’ordre n’ont fait usage d’aucune arme à feu à Douala, toute information contraire est de la pure manipulation ». René Emmanuel Sadi, le Mincom a pour sa part déploré la « bravade des [manifestants] à l’encontre des institutions républicaines ».

En Europe, l’ambassade du Cameroun à Paris (France) a été mise à sac. Même scénario pour la représentation diplomatique du Cameroun à Berlin (Allemagne).

Bobo Ousmanou

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