Gilbert Tsala Ekani

Le 19 novembre 2018, à 63 ans, le fils de Leboudi II (près de Yaoundé) s’est éteint des suites de maladie. «Un totem du journalisme au Cameroun s’en est allé !» dixit Alain Belibi.

«Un maître de chapelle de l’intelligentsia progressiste nous quitte», s’est exclamé Zacharie Ngniman. Sévère Amougou (décédé en 2010) reconnaissait tous les dons au disparu : «une écriture fluide, une culture éblouissante, une facilité unique à dire ce qu’il pense». Journaliste, c’est d’ailleurs réducteur en ce qui le concerne. La particularité de ce produit de l’École supérieure internationale de journalisme de Yaoundé (ESIJY, actuelle ESSTIC) en 1978 était à la fois pleinement journaliste et tout à fait écrivain. En 2011, il fait paraitre aux Éditions l’Harmattan «Des roses et des épines», puis en 2014, il publie «Paul Biya et la Lekié, d’amour et de raison». «Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser. Alors, puisque je n’ai pu éviter ce qui m’arrive ce soir, je vous embrasse tous», voilà les derniers mots de l’ancien collaborateur du journal Intégration, tels que rapportés par Juniore Tsala, l’une de ses filles. Chapô !

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