Gestions des risques : la Beac sensibilise les acteurs financiers

Initiée par la Beac (Banque des États de l’Afrique centrale), une concertation régionale a réuni du 29 au 31 juillet 2019 à Douala, les principaux acteurs du marché monétaire de la Cemac.

Par cette rencontre, la banque centrale a voulu édifier ses interlocuteurs sur la gestion des risques financiers. Dans un contexte qui porte d’importantes réformes et l’incertitude qu’elles entraînent pèse sur la confiance des entreprises et leurs investissements, la Beac ambitionne de maintenir une politique monétaire accommodante.

Pour cela, elle a invité les uns et les autres à réfléchir sur un thème : «Gestion des risques dans le contexte de la Cemac et la problématique de l’approfondissement du marché monétaire : états des lieux et perspectives».
La rencontre a relevé que les risques financiers auxquels sont confrontées les entreprises sont de divers ordres.

Ils sont principalement liés au marché et à l’environnement économique, mais aussi au financement ou aux contreparties. Parallèlement, lorsqu’elles sont interrogées sur les risques primaires liés au financement de leur activité, les entreprises mettent en avant la sécurisation des liquidités et la maîtrise des impacts de la volatilité sur le résultat de l’entreprise.

Pour la Beac, il est plus qu’urgent que les acteurs du marché soient édifiés sur les réformes implémentées. Ce d’autant plus que les risques sont devenus un élément majeur à prendre en compte par les directions financières et les directions générales des entreprises, notamment en raison de leur difficulté à trouver des finan¬cements, à sécuriser les liquidités ou encore à faire face à la volatilité exponentielle des taux de change et des prix des matières premières.

Des différentes discussions, il en ressort que la démarche à adopter pour les entreprises consiste donc à rester vigilantes sur certaines grandes catégories de risques financiers auxquels elles sont régulièrement confrontées. Les acteurs se sont dits prêts à envisager le renforcement de leurs dispositifs de maîtrise des risques pour les trois années à venir. Elles misent à cet effet sur la diversification de la nature des financements, sur le maintien d’un montant minimal sur les lignes non tirées ou encore sur l’anticipation et la restructuration des prochaines échéances de remboursement et enfin sur une centrali¬sation de la trésorerie.

Zéphirin Fotso Kamga

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