INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

Financement des projets intégrateurs, table-ronde à Brazzaville

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est sur le point de franchir un cap dans la consolidation de l’intégration au sein de l’espace communautaire.

Le 19 mars prochain à Brazzaville, une table ronde pour le financement des projets d’infrastructures en Afrique centrale va se tenir sous le haut patronage de Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo. La table ronde en question s’inscrit dans le cadre de la concrétisation de la vision des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC contenue dans le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), adopté en janvier 2004. Selon une source au sein de la CEEAC, elle a notamment pour objectif «de présenter et mobiliser auprès des partenaires multilatéraux et bilatéraux près de 20 milliards d’euros pour le financement de grands projets infrastructurels ayant fait l’objet d’études techniques avancées».
La rencontre de Brazzaville bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (BAD).

Elle va réunir les gouvernements de la République centrafricaine (RCA), de la République démocratique du Congo (RDC), du Tchad et du pays hôte, le Congo. Ces pays escomptent en réalité une mobilisation de financements en deux phases. «La première est censée porter sur un montant de près de 2,5 milliards d’euros pour le Programme d’investissement prioritaires (PIP 2020-2024). Mais au total, il faudra mobiliser 20 milliards d’euros pour financer un ensemble de 12 projets à l’horizon 2030», indique la même source.

La CEEAC, à travers les quatre gouvernements, entend défendre trois projets phares. Il s’agit du projet de construction et de mise à niveau de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena, d’un coût de 1,5 milliard d’euros; du projet d’aménagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo et ses affluents, Oubangui et Sangha, d’un coût de 571 millions d’euros; et du projet de construction du pont-route-rail entre les villes de Kinshasa et Brazzaville, d’un coût total de 413,7 millions d’euros. Il faut également ajouter un 4e projet, celui du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo. À terme, tous ces projets devraient permettre de relier entre elles toutes les capitales de la CEEAC par une route bitumée, de relier la CEEAC à d’autres communautés régionales limitrophes, mais également de doper le commerce intra africain, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec).

Théodore Ayissi Ayissi (Stagiaire)

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