Financement des projets : le Cameroun résolument au vert

Les administrations sectorielles, les experts de la banque partenaire et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) se sont réunis à Douala du 22 au 23 novembre 2023 afin de consolider cette option au cours d’un atelier placé sous l’égide du ministère des Finances.

 

Le Cameroun est à la quête de nouvelles sources de financement de ses projets de développement. Et ce besoin a trouvé matière à s’exprimer au cours de la rencontre tenue à Douala entre les administrations sectorielles, les experts de la banque partenaire et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). L’option prise par le gouvernement d’une migration vers une économie dite verte en vue de l’émergence de notre pays a en effet constitué le cœur des réflexions. «Il est important que nous sachions que nous ne voulons pas nous industrialiser comme les Européens en détruisant la planète. Nous voulons une industrialisation verte, une transformation structurelle et économique sociale verte. D’où la nécessité d’avoir cette boussole qui est le cadre réglementaire», explique clairement Killy Mua Kingsley, directeur des opérations financières au ministère des Finances.

Les deux jours d’atelier ont servi de cadre au renforcement des capacités des administrations, mais également à harmoniser les projets de ces dernières. «Nous comprenons que tous les ministères ont déjà leurs propres listes de projets éligibles verts et sociaux. Cette session permettra d’unir toutes les listes à un registre des actifs éligibles qui va nous aider à établir le cadre de financement durable», a souligné Shoumi Mitra, partenaire bancaire.

Le choix de cet outil de financement durable s’opère dans un contexte où la SND30 (Stratégie nationale de Développement à l’horizon 2030) nécessite 48 milliards FCFA pour l’atteinte de ces objectifs et des centaines de milliards pour implémenter la contribution nationale déterminée du Cameroun dans le cadre des accords de Paris sur le climat.

Or, les ressources en termes de recettes fiscales ne suffisent pas. D’où l’accompagnement du Pnud. «Les investisseurs de plus en plus s’intéressent à investir dans des projets qui ont de l’impact positif pour la population et pour sauver la planète. À ce titre-là, le Pnud accompagne les pays à cet effet dans le renforcement des capacités, que ce soit dans la sélection des projets qui sont favorables, qui intéressent les investisseurs qui sont pour le développement durable. Que ce soit dans le cadre des reporting. Lorsque les investisseurs vont souscrire dans ce genre d’obligation durable, ils espèrent bien qu’à la fin, ce soit les projets qui soient éligibles à ce genre de projet qui soient mis en place», a expliqué Ginette Mondongou Camara, chargé de bureau Pnud-Cameroun.

Diane Kenfack

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