FIAC 2018: Happy end!

Les rideaux sont tombés sur la première édition de la plateforme biennale le 08 avril 2018 au complexe Camtel de Bepanda à Douala.

Pour une première, Pierre Zumbach affirme que la Foire internationale des affaires et du commerce (FIAC) de Douala a globalement été une réussite. Le sentiment du président de la fondation internationale Inter-Progress a été rapporté lors de la conférence de presse de clôture donnée samedi dernier par le comité d’organisation de l’événement.

Succès

Sous le thème «la fête du commerce», la grand-messe commerciale a reçu la visite d’environ 80 mille personnes et a accueilli 530 exposants sur les 550 attendus, toutes catégories confondues, allant de la petite à la grande entreprise, en passant par le secteur informel. On en a enregistré 100 PME dont la présence a été soutenue par les pouvoirs publics, avec la collaboration de la cellule d’appui aux petites et moyennes entreprises d’Inter-Progress.

Par ailleurs, 25 stands ont été mis à la disposition des PME de l’Extrême-nord pour 50 commerçants. Pour ce qui concerne la participation extérieure, Unice Ngozi, en charge des relations internationales, comptabilise près d’une dizaine de pays (Afrique du Sud, Inde, Italie, Pakistan, France, Maroc, etc.). Malgré cette présence étrangère, les organisateurs ont tenu à l’objectif assigné à la Fiac à savoir mettre en avant les produits locaux. A en croire les responsables de l’organisation, le « made in Cameroon » a représenté 80% de la participation globale.

Couacs

On retient par ailleurs que des grands moyens ont été déployés par le comité d’organisation pour réussir ce rendez-vous. Le directeur de la logistique de la fondation Inter-Progress, Olivier Essomba, fait savoir que le comité d’organisation a fait venir 87 camions de matériel de 15 tonnes chacun de Yaoundé spécialement pour meubler le site de la foire.

Malgré ce déploiement, la première édition a enregistré quelques manquements. Parmi les ratés de cette année, on peut citer les coupures d’électricité, l’insuffisance des toilettes (il n’y en avait que six). «On a fait venir du matériel de l’Europe, qui est encore à la douane», explique Patrick Aviolat, le directeur du site. «Mais on fera avec à la prochaine édition», indique-t-il en rassurant que tous les manquements seront corrigés en 2020.

Didier Ndengue

Emplois

Le FNE donne de l’espoir aux jeunes

A l’occasion de la FIAC, l’institution publique a donné la possibilité aux chercheurs d’emploi de rencontrer des employeurs.

Pendant que certains responsables de stands comptent les visiteurs au bout des doigts, le grand hall du Fonds national de l’emploi (FNE) lui, grouille de monde à chaque heure. C’est que les responsables de cette structure ont décidé d’y organiser une bourse de l’emploi. «La bourse c’est une manière d’amener physiquement le marché de l’emploi sur le terrain. Chaque jour nous faisons ce travail par digitalisation.

La bourse est un moment où nous avons les chefs d’entreprise et les demandeurs d’emploi au même endroit», explique le Camille Mouthe à Bidias. «Nous donnons la possibilité à certaines entreprises de venir expliquer leurs activités, de dire un peu leurs défis et de quel type de ressources humaines ils ont besoin afin de permettre à ces jeunes de mieux connaitre le monde du travail et de mieux s’orienter dans leur quête d’insertion professionnelle», ajoute le directeur général du FNE.

Au soir de la foire, les responsables du FNE ont comptabilisé plus de 2175 visiteurs, 2205 demandeurs d’emploi, 65 employeurs, 201 postes à pourvoir, 60 offres traitées avec diligence et 120 postes traités. Dans cette mouvance, 17 employeurs ont fait passer des entretiens à 238 demandeurs d’emploi. A ce jour, on parle par ailleurs de 1978 demandeurs d’emploi qui ont assisté aux communications du FNE.

A ce jour, précise le directeur général, les bourses de l’emploi ont déjà permis de recruter plus de 1000 jeunes. Au front La foire a également été une occasion idoine pour le FNE de rappeler ses missions et ses objectifs aux chercheurs d’emploi. Ainsi, depuis sa création le 27 avril 1990, le fonds est compétent dans l’intermédiation, les formations formelles et sur le tas, dans l’appui à la création des micro-entreprises. Il aide aussi à l’insertion des jeunes diplômés et la réinsertion des sans-emploi, la conception, le financement et le suivi des programmes d’auto-emploi, la diffusion des informations du marché de l’emploi en direction de son public cible.

Dans un pays de plus en plus digitalisé, où les jeunes surfent à tout moment via leurs smartphones, le FNE s’arrime à la digitalisation. La FIAC lui a donné l’occasion de promouvoir une plateforme de recrutement en ligne (www.nefisys.net) et de présenter le Centre d’évaluations des compétences (CEC). Ici, les employeurs évaluent le personnel à recruter par des tests informatisés et même leur personnel.

Le CEC qui constitue le «cerveau» de ce stand propose le canevas de recrutement aux recruteurs. Trois tests sont indiqués: les tests de personnalité et de compétence, les tests d’orientation et de gestion des carrières et les tests d’évaluation des aptitudes et de savoir-être.

 

Alain Biyong, stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *