Facebook – Etat du Cameroun : odeur de complot sur la présidentielle

Une conférence de presse annulée, un refus systématique de s’exprimer devant la presse à l’issue de chaque audience avec les autorités gouvernementales… Les responsables de Facebook Inc. ont entouré leur séjour au Cameroun, en début août, d’un grand mystère. Le besoin d’informations est pourtant grand au regard de l’objet de cette visite. «La problématique de l’éradication des “fake news” (fausses informations, NDLR) en période électorale constitue la principale motivation de [cette] mission», informe une correspondance du directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, datée du 1er août, qui a fuité.

Depuis, des activistes craignent que la lutte contre les «fake news» ne se transforme en censure. Et les antécédents en Afrique centrale et au Cameroun (où la restriction de l’accès à Internet et aux réseaux a tendance à devenir la réponse à la manipulation et à la diffusion des messages haineux), le contexte sécuritaire, l’omerta de la firme américaine et les déclarations du ministre camerounais de la Communication en rajoutent à la suspicion. Selon Issa Tchiroma Bakary, «les représentants de Facebook ont proposé d’accompagner le gouvernement dans l’identification et la suppression des “fake news” au cours de la période électorale». En quoi consistera cet accompagnement ? Quelle en est la contrepartie ? Ces questions et d’autres taraudent les esprits. Intégration apporte des éléments de réponse.

 

Facebook – Etat du Cameroun : Idylle suspecte à la veille de la présidentielle

L’opacité entoure le séjour dans le pays de Paul Biya – en début août – des responsables de la firme américaine, propriétaire de six réseaux sociaux.

J. Rémy Ngono ne décolère pas. Sa page Facebook «REMY NGONO officiel» est bloquée depuis le 21 août 2018. Selon une notification reçue du réseau social à plus de 2 milliards d’utilisateurs, il est reproché au célèbre animateur camerounais exilé en France la publication d’images montrant la nudité. «Je ne l’ai jamais faite», clame-t-il en mettant quiconque au défi de fouiller sa page et de lui en présenter une seule.

Selon des experts, de telles méprises sont récurrentes. Elles sont dues au fait que le système de modération de la plateforme est principalement géré par des algorithmes d’intelligence artificielle. Mais pour J. Rémy Ngono, il ne s’agit pas d’une erreur. A l’en croire, la vraie raison de cette «censure» serait plutôt la publication d’images montrant une manifestation des anglophones camerounais contre Paul Biya devant la Maison-Blanche. Ces photos qui datent du 20 août 2018 sont en effet les dernières publiées sur sa page.

Election

«En réalité, le réseau social Facebook est devenu un instrument au service du régime dictatorial de Paul Biya», dénonce l’activiste. Ces accusations prennent source sur la visite de travail d’une délégation du géant du numérique effectuée au Cameroun. Lukas Holzer et Aïda Ndiaye, en charge respectivement de la politique de contenu et des relations publiques pour l’Afrique francophone de la firme, ont séjourné du 06 au 15 août dans le pays. Au centre de la mission, «La problématique de l’éradication des “fake news” (fausses informations, NDLR) en période électorale», selon une lettre de Samuel Mvondo Ayolo, directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux.

Durant tout le séjour, le sujet est donc au centre de toutes les audiences entre les deux responsables de Facebook Inc. et les autorités camerounaises, dont le ministre des Relations extérieures. Sauf qu’au sortir de chacune de ces rencontres, Lukas Holzer et Aïda Ndiaye refusent de s’exprimer devant la presse. Du coup, de ces audiences, on en sait que ce que le gouvernement a bien voulu dire.

Selon le ministre de la Communication (Mincom), «les représentants de Facebook ont proposé d’accompagner le gouvernement dans l’identification et la suppression des “fake news” au cours de la période électorale». Issa Tchiroma Bakary, s’exprime ainsi au sortir d’une séance de travail à laquelle ont également pris part les responsables de la communication des ministères de la Défense, de la Justice, de l’Administration territoriale et de la Délégation générale à la sûreté nationale.

«Grâce à votre collaboration, il faudra que l’élection présidentielle se déroule dans les meilleures conditions. Il ne faudrait surtout pas que Facebook soit une source de déstabilisation du pays après l’élection», déclare le Mincom en s’adressant aux responsables de l’entreprise américaine. Celle-ci contrôle six réseaux sociaux, notamment Facebook et WathsApp, de loin les plus utilisés par les Camerounais. Les plénipotentiaires de Facebook ne disent mot, donc consentent.

Business

Mais quelle est à la nature de l’entente ? Impossible de le savoir. J. R Ngono, lui parle d’«arrangements secrets tarifiés avec le régime Biya pour museler l’opposition, les journalistes et les activistes, en bloquant ou en verrouillant la fréquentation des comptes et pages des influenceurs des réseaux sociaux, à la veille, pendant, et après l’élection présidentielle d’octobre 2018 ». L’animateur craint même le pire : «grâce à son système de 80 applications, les coordonnées GPS et les adresses IP, Facebook peut permettre aux services secrets du régime dictatorial de Biya de localiser tous les activistes. Danger !»

Le vice-président de l’Association des Blogueurs du Cameroun ne partage pas ces inquiétudes. «Pendant les travaux, les responsables de Facebook ont dit qu’ils ne sont pas là pour prendre parti ou pour lutter contre les activistes», renseigne Didier Ndengue, impliqué dans l’organisation des ateliers organisés en partenariat avec la firme américaine. «C’est possible de voir son compte bloqué sur Facebook. Mais il faut savoir que ce n’est pas dans l’intérêt de la firme américaine de le faire», ajoute, Beaugas Orain Djoyum, directeur général du cabinet de veille stratégique et d’e-réputation, ICT Media Strategies (voir interview).

En effet, le business modèle de Facebook Inc. repose sur la vente des données personnelles collectées par les profils des utilisateurs de plateformes. Installer la méfiance en traquant ses usagers serait de ce fait contreproductif. C’est d’ailleurs parce que ces données sont moins protégées sur le continent que le géant du net accourt. Bien que conscient de cela, beaucoup d’utilisateurs du web ne sont guère rassurés. «Avec ou sans l’aval de Facebook, les autorités camerounaises ont la possibilité de couper l’accès à Internet ou aux réseaux sociaux», rappellent-ils. L’année dernière, le gouvernement a en effet interrompu la fourniture d’Internet pendant de long mois dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest en proie depuis novembre 2016 à une crise sociopolitique.

Aboudi Ottou

Guibaï Gatama

«Ce n’est pas à nous de dire si l’élection  a été transparente»

Le directeur de publication de L’œil du Sahel s’est illustré dans la guerre contre Boko Haram comme lanceur d’alertes à partir de sa page Facebook. Sur cette même plateforme, il convie les citoyens à faire vivre la présidentielle 2018 en partageant photos et vidéos. Il explique le sens de sa démarche.

Pourquoi avez-vous lancé l’initiative «observateur d’un jour»?

Je me suis toujours inscrit, à titre personnel, dans une démarche citoyenne. Et l’élection présidentielle est un moment important dans la vie de la nation. C’est un événement où le citoyen doit être non seulement acteur, mais également observateur. Nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas plus près de l’élection que le citoyen lui-même. Il fallait donc l’inciter à participer à ce moment historique de la vie de la nation par la capture d’images ou la réalisation de vidéo à partager avec les autres camerounais à travers la plateforme Facebook de Guibaï Gatama. Ainsi, tout le monde pourrait avoir une idée du déroulement de ce scrutin présidentiel.

Cette démarche s’inscrit-elle dans une volonté d’avoir une élection transparente ?

Nous sommes dans une démarche de participation citoyenne à un événement historique. Maintenant, chacun à partir de la plateforme pourra jauger de l’affluence dans un bureau de vote, être informé des petits incidents, d’un bureau de vote qui a ouvert tard ou plus vite. Mais ce n’est pas à nous de dire, à la fin du processus, si l’élection a été transparente ou pas.

Est-ce que sur cette plateforme on pourra par exemple publier les procès-verbaux (PV) des résultats?

Il faut rester dans la légalité. Nous n’avons pas le pouvoir d’apprécier l’authenticité des PV. Donc, nous n’allons pas les publier. Il y a d’ailleurs en amont comme en aval un ensemble de dispositions techniques prises pour que nous ne soyons pas un réceptacle nocif.

La mise en œuvre de votre initiative tient non seulement à la disponibilité d’Internet, mais aussi de Facebook. Or en début du mois d’août, le Cameroun a reçu deux émissaires de Facebook Inc. à qui le gouvernement a demandé de faire en sorte que Facebook ne soit pas une plateforme de « déstabilisation » lors de cette élection. Un tel discours vous inquiète-t-il ?

Je ne suis pas inquiet pour un ensemble de raisons. D’abord, je ne pense pas qu’Internet sera coupé. Ensuite avec Facebook, la question centrale est celle des «fake news» ; et ce n’est pas seulement au Cameroun qu’elle se pose. Elle concerne l’ensemble des pays démocratiques. En France, il y’a eu tout un débat sur les «fake news». On sait aussi ce qui s’est passé aux Etats-Unis avec l’ingérence russe lors de la présidentielle. Je pense que le gouvernement demande à Facebook de l’aider sur la question des «fake news». Nous ne sommes pas dans les «fake news». Nous nous sommes dans une démarche citoyenne.

Interview réalisée par AO

Beaugas Orain Djoyum

“Facebook peut céder à certaines demandes”

Le directeur général du cabinet de veille stratégique et d’e-réputation, ICT Media Strategies, a côtoyé les responsables de Facebook durant leur séjour au Cameroun en août dernier. Il lève un pan de voile sur les enjeux de cette visite.

Vous étiez partie prenante des activités organisées à l’occasion du séjour des responsables de Facebook au Cameroun. Dites-nous, qu’est-ce que la firme américaine est en réalité venue faire dans ce pays ?

D’après les explications de madame Aïda Ndiaye [responsable des relations publiques de Facebook pour l’Afrique francophone], l’entreprise américaine avait pour ambition de présenter au gouvernement et aux utilisateurs camerounais les méthodes de lutte contre la propagation des fausses nouvelles. Il était aussi question de sensibiliser sur les méthodologies d’alertes concernant des messages non conformes aux conditions d’utilisation et à la politique de contenu de Facebook. Voilà officiellement pourquoi Facebook est venu au Cameroun.

Vous qui avez pris part à certains de ces ateliers. Dites-nous, que propose exactement Facebook pour lutter contre les «fake news».

Facebook explique en fait qu’il y a la possibilité pour chaque utilisateur (que ce soit un gouvernement ou un utilisateur lambda) de signaler une publication qui est contraire à sa politique de contenu. Et les ateliers organisés à Douala et Yaoundé ainsi que les audiences avec les membres du gouvernement visaient en fait à présenter ces possibilités.

Mais est-ce qu’il n’y a pas là un risque de censure sur les réseaux sociaux étant donné que n’importe qui peut décider qu’un contenu est par exemple un «fake news» ?

Facebook ne voudrait pas entraver la liberté d’expression des citoyens. Au contraire, ses responsables promeuvent la diversité d’opinion. En fait, l’entreprise américaine a signé un contrat de partenariat avec l’AFP [l’Agence France-Presse]. Selon cet accord, l’AFP est sensée aider Facebook à vérifier les contenus signalés comme «fake news». Mais, à mon avis, cette stratégie est limitée. Vous savez que l’AFP ne peut pas totalement couvrir le territoire camerounais et également l’ensemble des pays africains.

Il aurait été bon de signer aussi des partenariats avec des organisations locales de production de contenus ou des médias locaux crédibles qui ont une meilleure visibilité sur les faits locaux et qui ont la possibilité de vérifier et recouper plus rapidement une information publiée sur sa plateforme web. Dans chaque pays, on peut le faire pour pouvoir avoir des vérificateurs d’informations. L’idée étant que, quand un contenu est signalé comme contraire à la politique de contenu de Facebook, qu’un travail de vérification soit fait avant de décider si oui ou non on le supprime ou on réduit sa portée. Notre cabinet ICT Media Strategies peut aider à cela.

Lors de ces ateliers, a-t-il aussi été question de clôture ou de blocage de comptes ? Et à quel moment cela pourrait-il intervenir ?

C’est possible de voir son compte bloqué sur Facebook. Mais il faut savoir que ce n’est pas dans l’intérêt de la firme américaine de le faire. Donc, il faut vraiment aller à l’encontre de la politique des contenus de Facebook pour voir votre compte supprimé. Il peut, par exemple, s’agir d’usurpation d’identité. En effet, si une personne fait une requête et prouve que quelqu’un d’autre utilise son identité de manière frauduleuse, il y a de fortes chances que Facebook supprime ce compte. Par ailleurs, s’il y’a un utilisateur qui publie des contenus pornographiques ou faisant la promotion du terrorisme, après des avertissements, Facebook peut bloquer son compte.

Est-ce qu’il est déjà arrivé à Facebook de supprimer un compte ou dévoiler l’identité d’un utilisateur à la demande d’un gouvernement ?

Effectivement, il y a des cas où les gouvernements ont clairement sollicité le soutien de Facebook pour avoir des données sur des comptes précis et même pour supprimer des comptes. Au Nigeria par exemple, Facebook a transféré aux autorités, il y a quelques années, les données d’un utilisateur pour besoin d’enquête, principalement lors des enquêtes sur les agissements de Boko Haram. Donc, il y a des gouvernements qui sollicitent des données sur des utilisateurs considérés comme opposants entre guillemets ou encore des utilisateurs identifiés comme de connivence avec ceux qui combattent le pouvoir en place ou qui excellent dans la manipulation de l’opinion. D’autres gouvernements demandent même des suppressions de comptes.

C’est devenu un jeu d’enfant de prendre une photo dans un bureau de vote et de la modifier afin d’attribuer à un parti un nombre de voix qui n’est pas le sien”

Mais généralement, au regard de sa politique, Facebook s’oppose à ces demandes de clôture de comptes. C’est quand le gouvernement produit des éléments probants, importants et des preuves que Facebook peut céder à certaines demandes. Néanmoins, Facebook peut, en guise de consolation, limiter la portée d’un post ou la propagation au plus grand nombre d’un contenu contraire à sa politique de contenu ou encore bloquer momentanément un utilisateur.

Lors de cette visite, les responsables de Facebook ont été reçus par les autorités camerounaises. Il y a notamment eu une séance de travail avec le ministre de la Communication. A cette occasion, Issa Tchiroma leur a clairement demandé de faire en sorte que Facebook ne soit pas source « de déstabilisation lors de la présidentielle 2018 ». Quel est le sous-entendu d’une telle demande ? 

C’est de la volonté de tout gouvernement de maintenir la stabilité. Et vous êtes sans ignorer qu’avec les réseaux sociaux, il y a des possibilités de manipulations de l’opinion notamment à partir des vidéos et photos truquées. Des «fake news» comme on les appelle. Avec les réseaux sociaux, il est aussi possible de passer des informations sensibles comme les tendances des votes. Plusieurs pays africains, qui l’on constaté, redoutent parfois la propagation de telles informations, parce qu’elles pourraient inciter à la contestation des résultats publiés par l’instance officielle. Donc, deux préoccupations sont généralement celles des gouvernants : éviter des crises et souvent empêcher la transparence.

Si un gouvernement a l’intention de falsifier les résultats d’une élection, il va de soi qu’il va empêcher que les résultats circulent sur les réseaux sociaux. Mais aussi, le camp d’en face peut également fabriquer des «fake news» dans le but de manipuler l’opinion. De nos jours, c’est devenu un jeu d’enfant de prendre une photo dans un bureau de vote et de la modifier afin d’attribuer à un parti un nombre de voix qui n’est pas le sien. De nombreux logiciels de montage photo le permettent. En général, la volonté première des gouvernements qui restreignent l’accès à Internet ou aux réseaux sociaux pendant les périodes électorales est d’éviter la propagation de fausses nouvelles, des messages de haine et de défiance de l’état.

Est-ce la meilleure solution ?

On remarque que, pour lutter contre la manipulation, la tendance aujourd’hui en Afrique et notamment en Afrique centrale est à la restriction de l’accès à l’Internet ou aux réseaux sociaux. Cela a été le cas dans les régions Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, où face à la propagation des messages de haine, de tribalisme, le gouvernement a coupé Internet. Je pense que cela n’est pas nécessaire. Il serait préférable de mettre en place une taskforce digitale capable de répondre efficacement et en temps réel aux «fake news» en opposant aux infos manipulées des infos officielles crédibles.

Pour la diffusion de ces messages, on pourrait mettre à contribution des influenceurs identifiés. C’est ce que font, par exemple, plusieurs gouvernements des pays occidentaux. Cela implique un changement d’habitude et d’attitude de la part des gouvernements dans le circuit de validation des informations à publier. Car, généralement l’administration est lente à réagir aux «fake news». Malheureusement, sur les réseaux sociaux, plus vous retardez à apporter la bonne information, plus vous contribuez à la propagation de la fausse information. Cela va très vite.

De votre expérience, comment va réagir Facebook face à la demande des autorités camerounaises ?

Il est clair que Facebook n’accepte que de supprimer les comptes ou de limiter la portée du message d’un utilisateur seulement s’il est avéré que ce message est contraire à sa politique de contenu. Donc, sa réponse dans la majeure partie des cas a toujours été négative. Plusieurs demandes sont faites, tous les jours par les autorités, mais Facebook maintient son crédo: donner la possibilité à tout le monde de s’exprimer.

Dans le contexte actuel où Facebook est dans une campagne de séduction vis-à-vis des gouvernements africains. Est-ce que cela ne le rend pas plus réceptif aux demandes pareilles venant du gouvernement ?

Je pense que la position de Facebook n’a pas changé malgré le contexte. C’est vrai que la situation du géant américain en Afrique en rapport avec la gestion des données personnelles des utilisateurs n’est pas totalement claire, même s’il indique qu’il applique en Afrique le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) en vigueur en Europe depuis le 25 mai 2018. Il y a beaucoup de vides juridiques qui sont à l’avantage de Facebook et qui pourraient laisser croire qu’il devrait être plus réceptif aux demandes des gouvernements africains. Mais, ce n’est pas le cas. Les responsables de Facebook en tournée au Cameroun ont d’ailleurs indiqué à ce sujet que leur politique, comme je l’ai expliqué plus haut, est de donner les moyens à tout le monde de s’exprimer.

Bien que les pressions existent…

Oui, les pressions et demandes des gouvernements ne manquent pas et Facebook a souvent eu a indiquer clairement quels sont les gouvernements qui lui font des pressions et des demandes pour avoir les données personnelles de certains utilisateurs ou pour voir certains comptes supprimés. Ça ne surprendrait pas que ce soit également le cas au Cameroun. Vous savez qu’avec la guerre contre Boko Haram et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et le Sud-ouest, il serait naïf de croire que le gouvernement n’a jamais demandé à Facebook de limiter, de bloquer ou de supprimer les posts et messages de certains influenceurs.

Interview réalisée par

 Aboudi Ottou

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