Extrémisme violent : réussir le pari de la prévention en Afrique centrale

L’Afrique centrale est un foyer ardent du terrorisme, du banditisme transnational, des tensions sociopolitiques très violentes entre autres. Il y séjourne ainsi intégrisme, fondamentalisme, la radicalisation autres convictions d’usage de la terreur comme outils d’imposition d’une volonté.

S’attaquer aux causes profondes

Plusieurs approches ont été utilisées jusqu’ici pour contenir et éradiquer ces situations, identifiées par les partenaires au développement, comme des fragilités de la sous-région. La vaste majorité des projets se concentre sur «la promotion de la tolérance et du multiculturalisme» et sur «la promotion de la coopération». Ils soulignent la nécessité de résoudre les problèmes entre groupes ou communautés. L’Afrique centrale demeure toutefois un terreau fertile à la terreur.

Face au caractère peu satisfaisant des approches unidimensionnelles et multidimensionnelles, un dialogue s’est engagé depuis sur l’identification et la gestion des causes profondes de l’extrémisme violent. Pour endiguer ce cercle vicieux, le gouvernement de la République centrafricaine, le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Suisse et le Centre africain d’études internationales, diplomatiques économiques et stratégiques (CEIDES) s’y attaquent à travers l’atelier à Bangui. Du 3 au 6 décembre 2019, la capitale de la République centrafricaine servira de cénacle à la soixantaine de participants venus de la République centrafricaine, du Tchad et du Cameroun et qui se pencheront sur le thème «Consolider les approches de prévention par l’échange d’expériences et l’acquisition d’outils de prévention».

Zacharie Roger Mbarga

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *