Exploitation des hydrocarbures en RDC: envers et contre les Occidentaux

La RDC est sous le feu des critiques des Occidentaux et des organisations de défense de l’environnement. Au nom de l’urgence climatique.

 

Depuis l’annonce de son intention d’accroître la contribution du secteur des hydrocarbures à la consolidation du budget de l’État. «L’exploitation de ces ressources émettrices de gaz à effet de serre va encore exacerber la situation. L’objectif de contenir le réchauffement de la planète à 1,50 C par rapport à l’ère préindustrielle semble déjà hors d’atteinte et les dégâts irréversibles», expliquent des responsables de la Campagne océan Greenpeace Afrique. Sans pour autant réussir à ébranler dans leur conviction les dirigeants congolais.

À la proposition des Occidentaux de faire «le choix d’une économie décarbonée, et cela passe par le transfert de technologie et l’investissement dans le renouvelable, encore largement insuffisants», la réponse congolaise est sans équivoque. «C’est paradoxalement l’argent du pétrole perçu comme de l’argent sale qui nous permettra d’avoir suffisamment de moyens, de nous réapproprier notre souveraineté environnementale et de réduire nos émissions venant de la déforestation». Le Premier ministre va plus loin dans la défense du droit de la RDC d’exploiter ses ressources.

Jean Michel Sama Lukonde fait par exemple valoir qu’à la faveur de la crise énergétique née de la guerre en Ukraine, «certains pays européens sont retournés à l’usage des sources d’énergies polluantes qu’ils avaient préalablement bannies, comme le charbon». Il a par conséquent invité à éviter de «tomber dans l’arbitraire, avec certains États libres de poursuivre, voire d’augmenter leurs émissions, et d’autres empêchés d’exploiter leurs ressources naturelles». C’était lors de la pré-Cop organisée en début octobre à Kinshasa.

TAA

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