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Expansion de la Finance islamique : la formation, la clé pour l’atteinte de l’objectif

Pour accroître le taux des produits islamiques, des sessions de formations sont ouvertes aux jeunes sur l’assurance islamique, l’audit, les normes et comptabilité des institutions financières.

Les participants aux journées communautaires de la finance islamique Cemac

La formation, clé de voûte de la vulgarisation de la finance islamique. La formation est une «réponse aux difficultés que rencontre le marché des assurances [islamiques] en Afrique, avec un taux de 1% sur le continent», est-il indiqué. L’innovation en termes de produits d’assurances est qu’elle est plus proche des réalités sociales et économiques des populations cibles. La formation donne à l’apprenant les connaissances pratiques pour la maîtrise des mécanismes et des enjeux de développement des produits de l’assurance islamique. Au terme de la formation, l’apprenant doit maitriser le concept d’assurance en économie islamique, les différents modèles de gestion de l’assurance islamique, les différents produits et mode opératoires, le mécanisme alternatif à l’assurance conventionnelle et résoudre les problématiques liées au contexte social et économique des pays africains en relation avec l’assurance islamique.

Audit, normes
Le monde actuel vogue vers l’innovation et la finance n’est pas en reste. La formation plonge dans l’univers des pratiques islamiques dans le secteur des capitaux, dans un contexte particulièrement difficile pour les pays africains. À l’issue de la formation, l’apprenant pourra comprendre la philosophie de l’économie islamique, comprendre l’harmonisation des normes en finance islamiques, connaître les normes d’audit et de conformité à la Charia au sein des institutions financières et enfin, comprendre la comptabilité pour la finance islamique.

La microfinance islamique
Il s’agit d’un programme de formation calqué sur la nécessité du marché du micro-crédit, porté par les établissements de microfinance. Il est question de donner à l’apprenant des outils efficaces et pratiques dans la compréhension du financement du développement à travers des mécanismes participatifs et inclusifs et l’accès au microcrédit pour des personnes vulnérables. L’apprenant doit donc être capable de maîtriser les principes du système financier inclusif et participatif, maitriser les fondements de la microfinance islamique, maitriser les différents instruments de micro finance islamique, de comprendre les mécanismes de financement alternatif dans le secteur de la microfinance islamique et enfin de répondre aux problématiques liées au contexte économique des pays africains en relation avec la microfinance islamique.

Olivier Mbessité

 

Hassan Belibi Noah, directeur général de l’African islamic consulting (AIFC)

«La Cemac a adopté le règlement de la finance islamique»

Fouapon Alassa, universitaire consultant
«Une aubaine pour l’entrepreneuriat féminin»
La finance islamique est une opportunité pour l’autonomisation des femmes. Étant donné qu’elles constituent 51% de la population. Et contrairement à ce qui est dit, l’Islam n’interdit pas à la femme d’entreprendre ou d’avoir des biens. Le travail de la femme doit respecter l’éthique pour la préserver. La finance islamique qui repose sur l’éthique va donc permettre aux femmes d’avoir des fonds de développement pour être des entrepreneures. Elle encourage à monter des projets, que ce soit des projets individuels ou en association et en communauté pour pouvoir être leur propre chef. Avec le système de l’entrepreneuriat, les femmes pourront s’autonomiser en investissant sur des projets financés par les produits de la finance islamique qui permet à la femme de s’organiser, de pouvoir continuer à jouer leurs rôles d’éducatrice au sein de la cellule familiale, et en même temps, d’avoir des projets qui viennent en soutien à l’économie familiale et à l’économie de la société de manière générale.

L’activité sur les journées communautaires de la finance islamique-Cemac est une activité de promotion et de la vulgarisation de la finance islamique. Notre objectif est de rendre la finance islamique vulgaire et communiquer dessus en donnant des informations qui vont permettre aux populations, acteurs institutionnels et les opérateurs économiques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) de se l’approprier. C’est une alternative aux finances dites conventionnelles ou classiques. La finance islamique se distingue de la finance conventionnelle par les éléments tels que la non-pratique du taux d’intérêt dans les transactions financières. Elle est plutôt participative et elle accompagne les porteurs de projets. En ce qui concerne les projets intégrateurs en zone Cemac, il faut souligner que le Cameroun est financé depuis 1975 à travers le barrage de Songloulou, le Gabon et le Tchad sont financés par la Banque islamique de développement, donc la finance islamique est une réalité. Sauf que cette année, la Cemac a adopté le règlement de la finance islamique. Il faut souligner qu’avant, elle évoluait dans le contexte informel et maintenant elle va basculer dans le formel parce qu’il y a une règlementation qui organise cette activité. La finance a un meilleur avenir dans l’espace Cemac.

 

Ismaël Ndan Ladi, juriste-consultant

«L’Afrique centrale fait des efforts dans la promotion de la finance islamique»

L’Afrique centrale fait des efforts. Le premier effort est communautaire. La communauté dite musulmane ou islamique fait des efforts dans la promotion de la finance islamique. Et de l’autre côté, il faut dire qu’on subit les coûts de ce qui est normal sur la scène internationale. Ce forum a sa place parce que les experts des différentes institutions bancaires de la sous-région sont présents. Il s’agissait ici, au-delà de la vulgarisation, de toucher la finance islamique du doigt, de réfléchir sur les perspectives et même s’imprégner de la chose, parce que nombreux sont ceux qui venaient à ce forum avec des appréhensions. Ils rentrent satisfaits avec l’idée que la finance islamique est inclusive.

 

 

Fouapon Alassa, universitaire consultant

«Une aubaine pour l’entrepreneuriat féminin»

La finance islamique est une opportunité pour l’autonomisation des femmes. Étant donné qu’elles constituent 51% de la population. Et contrairement à ce qui est dit, l’Islam n’interdit pas à la femme d’entreprendre ou d’avoir des biens. Le travail de la femme doit respecter l’éthique pour la préserver. La finance islamique qui repose sur l’éthique va donc permettre aux femmes d’avoir des fonds de développement pour être des entrepreneures. Elle encourage à monter des projets, que ce soit des projets individuels ou en association et en communauté pour pouvoir être leur propre chef. Avec le système de l’entrepreneuriat, les femmes pourront s’autonomiser en investissant sur des projets financés par les produits de la finance islamique qui permet à la femme de s’organiser, de pouvoir continuer à jouer leurs rôles d’éducatrice au sein de la cellule familiale, et en même temps, d’avoir des projets qui viennent en soutien à l’économie familiale et à l’économie de la société de manière générale.

Olivier Mbessité

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